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La Russie a accusé dimanche l'Ukraine d'avoir torpillé un accord ouvrant la voie à une reprise rapide des livraisons de gaz en Europe dont l'interruption affecte de nombreux pays en plein hiver, douchant les espoirs de résolution rapide de la crise.
En conséquence, M. Medvedev a ordonné au gouvernement russe de ne pas appliquer le protocole d'accord arraché de haute lutte la veille par la présidence tchèque de l'Union européenne.
La reprise des livraisons de gaz russe en Europe est suspendue à cet accord qui détaille les conditions du contrôle du transit du gaz russe sur le territoire ukrainien vers l'Europe, Moscou ayant suspendu ses livraisons après avoir accusé Kiev de siphonner du gaz destiné aux Européens.
Le président de la Commission José Manuel Barroso a toutefois annoncé dans la soirée avoir obtenu de l'Ukraine qu'elle accepte de signer à nouveau l'accord controversé sans l'ajout de la mention manuscrite contestée par Moscou.
Le texte indique que "l'Ukraine n'a aucune dette envers Gazprom" et "n'a réalisé aucune ponction en 2009" sur le gaz acheté par l'Europe.
Les espoirs d'un règlement de la crise étaient pourtant en bonne voie après la signature de l'accord par l'Ukraine dimanche et par la Russie la veille, lors d'une visite dans les deux pays du Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, dont le pays assure la présidence de l'UE.
Désormais, la perspective d'une réouverture immédiate des vannes de gaz russe s'éloigne, alors que plusieurs pays d'Europe centrale et balkanique, dépourvus de réserves, ont dû faire face cette semaine à de graves difficultés en pleine vague de froid.
M. Medvedev avait averti que la Russie "relancerait le transit dès que seront remplies les deux conditions" déjà connues: la signature par toutes les parties de l'accord de surveillance du transit dans sa version "signée par la Russie" et "la présence de fait des observateurs" sur place.
Si l'Europe doit encore patienter pour espérer un retour rapide à une situation normale, le fond du problème reste entier pour Moscou et Kiev: les deux gouvernements continuent de se déchirer sur la question du tarif pour le gaz à payer en 2009 par l'Ukraine et sur le montant des arriérés de paiement de cette dernière.
source:msn actualité