François Bonneau s'est prononcé mardi pour une solution gratuite pour l'usager. Trois membres de l'UMP d'Eure-et-Loir estiment que l'État n'a pas les moyens de payer 700 millions d'euros pour réaliser une quatre voies.
Trois membres de l'UMP, Karine Dorange, déléguée de la première circonscription, Franck Masselus, trésorier départemental et Laurent Lhuillery, secrétaire adjoint départemental, ont réagi mercredi aux propos du président socialiste de la région tenus mardi à Chartres. Sur le dossier de la RN 154, Karine Dorange ne trouve qu'un point d'accord avec le président de la région : l'axe est accidentogène et la mise en service de l'A 19, dans le Loiret, risque d'aggraver la situation. « Mais quand le président Bonneau dit que la RN 154 doit être gratuite, j'espère que ce n'est pas uniquement électoraliste. On en a pour 700 à 800 millions d'euros. L'État n'a pas la capacité financière de mettre en place un axe gratuit pour les usagers. Tous les parlementaires d'Eure-et-Loir et la plupart des élus sont pour l'autoroute », affirme-t-elle. Sur la question du rail, Karine Dorange est sceptique sur la date du premier coup de pioche pour la ligne Chartres-Voves. « Une nouvelle fois, alors que l'on approche d'une échéance électorale, la majorité régionale veut faire croire aux Euréliens qu'elle fait quelque chose pour eux », pense Karine Dorange, qui préfèrerait que la région s'engage « sur un projet concret : le pôle gare à Chartres. C'est un dossier structurant sur lequel la région ne s'est pas prononcée ».
cf:la rép du centre