Une étude américaine publiée mercredi revient sur les dangers du bisphénol A. Cette substance controversée utilisée dans des conteneurs en plastique, notamment les biberons, pourrait infiltrer l'organisme par d'autres vecteurs que les aliments, la poussière par exemple. Des études supplémentaires restent nécessaires pour évaluer davantage les effets du bisphénol A sur les tissus adipeux et les hormones.
Jusqu'à présent, les scientifiques pensaient que le bisphénol A disparaissait peu à peu dans l'organisme, dans les cinq heures suivant son absorption lors de la prise d'un repas par exemple puisque le bisphénol A est une substance utilisée dans des conteneurs en plastique, les biberons par exemple. Une étude américaine publiée mercredi met en doute cette idée et indique que d'autres sources de contamination sont possibles.
Il pourrait s'agir par exemple de la poussière dans la maison ou de l'eau du robinet. Dans l'expérience, les sujets qui avaient jeûné le plus longtemps, entre 15 et 24 heures, auraient dû en effet avoir de nettement plus faibles concentrations de bisphénol A dans leur urine que ceux venant de manger, souligne le Dr Richard Stahlhut, du centre médical de l'Université Rochester de New York, principal auteur de la recherche. Or ce n'était que modérément le cas.
Autre enseignement qui renforce les craintes autour du bisphénol A : cette substance pourrait également rester stockée dans les graisses du corps, rendant son élimination plus lente. Le Dr Stahlhut réaffirme de toute façon que des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer davantage les effets du bisphénol A sur les tissus adipeux et les hormones. Et ne pas s'en arrêter aux conclusions de l'agence américaine des médicaments et de son homologue européenne qui ont déclaré cette substance sans danger pour la santé humaine aux niveaux détectés.