Le chômage a fortement augmenté dans le département en 2008. Les bassins d’emploi de Châteaudun et Nogent-le-Rotrou ont été les plus touchés. L’Eure-et-Loir n’est pas épargné par la crise. En 2008, le département a perdu 1500 emplois salariés. Un sévère retournement de tendance qui s’est accéléré au dernier trimestre avec la disparition de 560 emplois, principalement dans l’industrie. Les derniers chiffres du chômage publiés lundi soir (notre édition d’hier) confirment cette forte détérioration du marché du travail. Le nombre de demandeurs d’emploi a fait un bond de 15,1 % en 2008 dans le département (contre 11,7 % au niveau national). En données brutes, l’Eure-et-Loir comptait 14 055 chômeurs à la fin du mois de décembre. C’est 1 834 personnes de plus qu’à la fin décembre 2007. Le sud-ouest du département a connu la plus forte augmentation : + 37,4 % pour le secteur de Châteaudun (1 859 chômeurs) et +30,6 % pour la zone de Nogent-le-Rotrou (1 152 chômeurs). «Le plan social de Valéo a été un coup dur pour notre bassin d’emploi. Ce n’est pas terminé puisque la direction vient d’annoncer une centaine de licenciements supplémentaires en 2009», explique Christian Loison, secrétaire de l’union locale FO à Nogent-le-Rotrou. A Châteaudun, les fermetures de l’usine de téléphonie mobile Flextronics et de l’un de ses sous-traitants, Soflog-Télis, ont entraîné des inscriptions massives à l’ANPE. Le bassin de Dreux reste celui où le taux de chômage est le plus élevé en Eure-et-Loir : il touche 8,8 % de la population active du secteur (6,4 % en moyenne dans le département). Plutôt bien placé habituellement, le bassin d’emploi de Chartres a lui aussi connu des difficultés : le nombre de chômeurs est ainsi passé de 5 483 à 6 001 entre fin janvier et fin décembre. Le secteur industriel est celui qui a été le plus affecté par la crise dans le département : 4,2 % des emplois y ont été supprimés en 2008. Tous secteurs confondus, l’Eure-et-Loir comptait 98 860 salariés fin décembre, soit une baisse de 0,9 % sur un an. L’intérim, en repli de 12,3 %, a beaucoup souffert.