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Yvan Colonna a placé mardi son procès en appel sur le terrain politique, dénonçant les "pressions" exercées selon lui par Nicolas Sarkozy pour le faire condamner dans l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998 et rechignant à se livrer sur le plan personnel.
Au deuxième jour de l'audience devant la cour d'assises spéciale d'appel, consacré à l'examen de sa personnalité, le berger de Cargèse a dévié le débat en s'en prenant vigoureusement au président de la République qu'il a accusé de violer depuis des années sa présomption d'innocence.
Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'était félicité en juillet 2003 de l'arrestation de "l'assassin du préfet Erignac", a rappelé Yvan Colonna en dénonçant le poids de cette "vérité absolue" sur la procédure.
A l'occasion d'une question sur une consultation avec un psychologue, Yvan Colonna a répété être étranger au crime qu'on lui reproche : "Je suis innocent".
Il a reconnu un passé de "militant politique" dans des organisations nationalistes, de 1982 à 1989, mais a certifié avoir "arrêté tout" au moment de la naissance de son fils Jean-Baptiste et de son installation comme éleveur de chèvres.