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Renforts de gendarmes en Martinique, Jégo de retour en Guadeloupe

Deux escadrons de gendarmes mobiles vont être envoyés en renfort en Martinique où la grève générale s'installait mercredi dans son septième jour, tandis que la Guadeloupe, paralysée depuis 22 jours, a accueilli à nouveau le ministre Yves Jégo.

Les deux escadrons (65 hommes chacun) feront une escale technique à la Guadeloupe avant Fort-de-France où ils rejoindront deux escadrons déjà sur place. Actuellement, quatre escadrons sont positionnés en Guadeloupe.

En Martinique, les négociations ont repris en préfecture sur le prix des services, les syndicats réclamant leur baisse après avoir obtenu la veille moins 20% sur 100 produits de première nécessité.

Environ 1.500 personnes, selon la police, ont manifesté le matin dans les rues de Fort-de-France.

Les stations-services, y compris celles réquisitionnées par les autorités, n'ont pas été approvisionnées mercredi après un conflit entre leur représentant et les grévistes, selon une source syndicale.

De longues files d'attente s'étiraient devant les quelques stations disposant encore d'essence, des automobilistes venant avec leurs jerrycans.

L'immense majorité des services publics (Poste, école, ordures...) était toujours à l'arrêt, tout comme les commerces.

Le secrétaire d'Etat Yves Jégo, revenu mercredi matin en Guadeloupe après un controversé deux jours avant, était attendu en Martinique jeudi matin.

A sa descente d'avion, il a annoncé que "dès cette année, l'Etat mobilisera près de 190 millions d'euros pour la mise en oeuvre de tous les points évoqués dans les négociations" qui s'étaient tenues avant son départ de l'île dimanche.

Cependant sa position paraît fragilisée par l'absence de solution prévisible pour la question centrale de la hausse des bas salaires.

Le Premier ministre François Fillon a en effet opposé mardi une fin de non-recevoir à la demande par le patronat que l'Etat finance la hausse réclamée de 200 euros.

M. Jégo a repris à son compte la formule de M. Fillon selon laquelle "l'Etat ne saurait se substituer aux partenaires sociaux dans les responsabilités qui leur reviennent".

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