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Une pompe à chaleur installée, mais jamais mise en service ; un acompte versé, pas de matériel livré... La liste est longue de ces clients abusés par des installateurs de pompes à chaleur. À l'Espace Info énergie d'Eure-et-Loir, Vivien Aymat voit passer régulièrement des particuliers qui pensaient réduire leurs dépenses de chauffage et ont déchanté, faute d'avoir été bien conseillés. Ou faute d'avoir su résister aux arguments commerciaux de démarcheurs qui ont fait miroiter des économies.
Or, une pompe à chaleur ne génère pas forcément des économies. Si le bâti n'est pas confortable à la base, elle n'apportera ni confort, ni économies.
En Eure-et-Loir, un collectif de victimes s'est constitué contre la société Océria, basée à Evreux avec agence à Chartres, liquidée fin novembre. « J'ai déposé plainte auprès du procureur de la République contre M. Neto, le gérant, pour escroquerie et abus de confiance », indique Mme Marcus, habitante de Marsauceux, membre du collectif, qui a versé 8.000 € il y a un an. Océria a encaissé l'acompte sans jamais rien livrer. La victime a entamé une action en justice auprès du tribunal d'instance de Dreux, mais c'est au tribunal de grande instance de Chartres de juger l'affaire.
Et lorsque Mme Marcus l'a su Océria avait été liquidée. « Nous avons perdu deux mois précieux », soupire-t-elle, navrée d'avoir fait totalement confiance à des gens sans scrupule. Mme Florenty et son compagnon, demeurant à Frétigny, envisagent eux aussi de porter plainte pour escroquerie contre le gérant d'Océria et contre son commercial. En attendant, ils espèrent que le tribunal de Nogent-le-Rotrou, qui doit se prononcer le 13 mars, annulera la vente. Parce que « la pompe à chaleur a été installée en septembre 2008, mais n'a jamais été mise en route. Du coup, nous n'avons pas de chauffage », tempête le couple qui avait souscrit des crédits pour payer cet équipement.