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L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) qui explique s'être "auto-saisie afin d'apporter des réponses aux apiculteurs français", classe en gros les causes de mortalité en cinq catégories.
Au premier rang, elle cite les agents biologiques - prédateurs, parasites, champignons, bactéries, virus - dont certains interagissent.
Le varroa destructor est l'un d'eux: déjà qualifié "d'ennemi numéro un" dans le rapport du député de Haute-Savoie Martial Saddier, cet acarien parasite peut dépeupler une ruche en quelques années.
L'Afssa identifie également les agents chimiques, rappelant que "le catalogue des produits phytopharmaceutiques dénombre aujourd'hui 5.000 produits commerciaux" dont l'utilisation est susceptible de causer des dommages irréversibles aux colonies d'abeilles.
L'environnement est également en cause, en particulier la perte de biodiversité due à l'agriculture intensive qui prive les abeilles de plantes à polliniser.
Les pratiques apicoles et la mauvaise tenue de ruches ont également citées ainsi que d'autres causes difficiles à cerner à ce stade.
Selon une enquête de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire, sur treize Etats consultés dans les années 2006 et 2007, neuf avaient déclaré une mortalité supérieure à 10% de leurs colonies d'abeilles.
En France, le rapport Saddier remis cet automne au ministre de l'Agriculture affirmait que le "taux de surmortalité de 30 à 35% des abeilles n'est plus contestable".