Le Lévois Anthony Hebert rêve de rassembler tous les internautes chartrains. Il l’a presque fait. Son défi, 1.000 à 2.000 membres de Facebook le relèveront samedi, le temps d’un rassemblement symbolique place des Epars. 
Une jambe en l’air, les bras simulant l’aile d’un avion, figé dans une posture à la Matrix. Samedi à 16 heures, sur la place des Epars, ils seront au moins mille, sans doute 1.500, peut-être même 2.000 internautes chartrains, si l’événement continue à monopoliser l’excitation et l’enthousiasme de la communauté web en général et plus spécifiquement des milliers de membres chartrains de Facebook : premier site mondial de réseau social.
Souvent considéré comme une hydre sans tête, incapable de prolonger les relations embryonnaires qui s’y tissent par écrans interposés, la communauté Facebook, au moins à Chartres, est en passe de battre en brèche cette injuste réputation. Et de démontrer une capacité de mobilisation qu’on ne lui soupçonnait pas, en réussissant un tour de force que jalouseraient bien des organisations syndicales : réunir, au même endroit et à la même heure, plusieurs centaines de personnes mues par la même philosophie ; prouver que «Chartres vit».