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Le procès de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse en 2001, devant déterminer les responsabilités dans la plus importante catastrophe industrielle des dernières décennies en France, débutera lundi : un procès hors norme qui mobilisera des centaines de personnes et sera filmé.
Quelque 1.600 parties civiles, une soixantaine d'avocats, des dizaines d'experts sont attendus pour ce procès en correctionnelle, qui sera "le plus important organisé en France", selon une source judiciaire.
Prévu pour durer quatre mois, il se tiendra dans une salle municipale spécialement aménagée et pouvant accueillir un millier de personnes. Il sera enregistré, une première en France devant un tribunal correctionnel.
Compte tenu de l'importance et de la longueur du procès, cinq magistrats, au lieu de trois, composeront le tribunal correctionnel et deux magistrats, au lieu d'un seul, représenteront le ministère public.
Ils devront se prononcer sur la responsabilité de Serge Biechlin, directeur d'AZote Fertilisant (AZF) à l'époque des faits, et de la SA Grande Paroisse (filiale du groupe Total), propriétaire de l'usine, en qualité de personne morale.
Les deux prévenus répondront des chefs d'homicides involontaires, blessures involontaires, destructions et dégradations involontaires par l'effet d'une explosion ou d'un incendie, et infractions au code du travail.
Douze autres personnes, employées d'AZF, avaient été mises en examen pour les mêmes raisons mais ont bénéficié d'un non-lieu.