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A Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le gouvernement a proposé d'ajouter 80 euros aux contributions accordées par le patronat, a expliqué Nicolas Desforges, l'envoyé spécial du gouvernement. Au total, il ne manquerait que 20 euros sur la somme réclamée par les grévistes.L'augmentation de salaires atteindrait ainsi 180 euros par mois. Des grévistes maintenaient la pression, après un mois de manifestations, rassemblés tard mercredi soir, devant la capitainerie du port autonome de la Guadeloupe, où se déroulaient les discussions.
Mais le leader du LKP (Ensemble contre la surexploitation), Elie Domota a immédiatement rétorqué qu'il était encore trop tôt pour dire si cette nouvelle offre serait acceptable. "C'est une proposition, mise sur la table, que nous allons examiner."
Les représentants du gouvernement avaient quitté la table des négociations lundi soir, précisant qu'ils ne pourraient répondre à la demande de hausse de 200 euros mensuels, pour les salaires de 900 euros.
A Fort-de-France, en Martinique, la police patrouillait dans les rues, tard mercredi soir, au lendemain d'une nuit agitée, alors que la mobilisation contre la vie chère se poursuit et que le gouvernement craint que l'instabilité guadeloupéenne ne se propage à la Martinique.
Près de 30 personnes ont été arrêtées dans la capitale martiniquaise dans la nuit de mardi à mercredi, avait précisé la police: des dizaines de manifestants s'étaient rassemblées près de l'Hôtel de Ville, exigeant les résultats des négociations en cours. Vers minuit, certaines personnes avaient alors lancé des pierres et des bouteilles contre la police, qui a répondu par des gaz lacrymogènes. Au moins cinq voitures ont été brûlées, ainsi que des poubelles et une petite épicerie, plusieurs magasins pillés, selon la police.