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La présidence a précisé qu'aucune visite de Carla Bruni-Sarkozy à la jeune femme n'était prévue à ce stade mais que "beaucoup dépendra de l'entretien de dimanche en fin de journée".
Le président de la République et son épouse, qui l'accompagne au Mexique, "feront ce qui peut être utile à Florence Cassez" en tenant compte de la grande sensibilité des Mexicains sur ce dossier "extrêmement médiatisé".
Florence Cassez, 34 ans, clame son innocence depuis son arrestation en décembre 2005 avec son ex-compagnon, un Mexicain soupçonné de diriger une bande de malfaiteurs, et sa condamnation pour enlèvements et possession d'armes.
Condamnée en première instance à 96 ans de prison, elle a vu sa peine ramenée en appel à 60 ans mardi par un tribunal local.
Sa famille, originaire de Béthune (Nord), et ses avocats dénoncent "un affront contre la France", "une décision politique" dans un dossier qu'ils jugent entaché d'irrégularités.
Dans une interview publiée par Le Monde daté de vendredi, Felipe Calderon, qui se veut respectueux de l'indépendance de la justice, a déclaré que la jeune femme avait aujourd'hui deux options : déposer un recours devant la Cour suprême mexicaine ou "demander son transfèrement" en vertu de la Convention de Strasbourg, ce qui lui permettrait de purger sa peine en France.
EXTREME SENSIBILITÉ
"Il faudra alors examiner, indique-t-il, si les sentences infligées pour les divers chefs d'accusation - séquestrations, détention d'armes, appartenance à une bande de malfaiteurs - peuvent être, ou non, 'dissociées et purgées séparément'", écrit le journal en ajoutant que, dans ce cas, sa peine serait éventuellement ramenée à 20 ans.
Nicolas Sarkozy a reçu jeudi matin le père de Florence Cassez et son avocat a qui il a assuré que "les autorités françaises suivent cette affaire avec la plus grande attention" et examinaient "les différentes options, conformément au droit et aux conventions internationales en vigueur".
"D'ici là, Florence Cassez continuera de bénéficier de l'assistance que les services de l'Etat apportent aux ressortissants français détenus à l'étranger au titre de la protection consulaire", a ajouté l'Elysée.
Le président français et son épouse doivent avoir dimanche soir des entretiens privés en tête-à-tête avec le couple présidentiel mexicain en prélude à une visite officielle qui débute lundi matin.
Dans l'interview au Monde, Felipe Calderon demande à l'opinion française de se mettre "à la place des centaines de familles mexicaines" affectées par le fléau des enlèvements.
A l'Elysée, on se déclare conscient qu'il ne faut pas sous-estimer "l'extrême sensibilité de l'opinion mexicaine" sur la question, dans un pays où 8.000 personnes sont enlevées chaque année.
"On est à un moment extrêmement sensible de la gestion de ce dossier et le président de la République s'y est investi avec la même énergie que sur d'autres dossiers bien connus".
Dans l'état actuel des choses, "c'est à Florence Cassez de décider et à son avocat de la conseiller", déclare-t-on encore, en soulignant que ce choix est difficile.