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Un compromis a été trouvé vendredi sur la question du statut des enseignants-chercheurs entre Valérie Pécresse et quatre syndicats mais un désaccord persiste sur la question de la formation des enseignants, empêchant "une sortie de crise" dans les universités.
La Coordination nationale des universités, réunie vendredi à Paris XII-Créteil, a jugé "inacceptable" la réécriture du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et appelé à une "amplification du mouvement" contre les réformes dans l'enseignement.
Au terme d'une troisième et dernière séance de négociations - 23 heures au total -, "nous avons un projet de décret réécrit, équilibré, qui prend en compte l'ensemble des positions qui se sont exprimées", a annoncé à la presse Mme Pécresse.
Le 25 février, à la quatrième semaine de grogne universitaire, le Premier ministre François Fillon avait demandé que le projet soit "entièrement réécrit".
Le nouveau texte a pour objectif "de recréer les conditions de la confiance au sein de la communauté universitaire", a souligné Mme Pécresse, affirmant qu'il "apporte toutes les garanties et protections nécessaires aux universitaires dans le cadre de l'autonomie" des universités.
Les syndicats ayant accepté de négocier - Sgen-CFDT, Sup-Recherche Unsa, AutonomueSup et FO - ont exprimé leur satisfation hormis FO qui n'a pas fait de commentaire.
Le texte prévoit que la modulation du service d'un enseignant-chercheur (répartition de l'emploi du temps entre enseignement, recherche et autres activités) ne puisse intervenir qu'avec l'"accord de l'intéressé".
Il prévoit aussi leur évaluation tous les quatre ans, par le Conseil national des universités (composé de pairs), de manière transparente.
S'agissant des promotions, l'accord s'est fait, qui sera précisé par un arrêté: 50% d'entre elles se feront au niveau national par le CNU, 50% au niveau local par les universités.
Pour autant, aucun des négociateurs n'a voulu parler de sortie de crise.