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Les Etats-Unis vont rapatrier 12.000 soldats d'Irak dans les six prochains mois, dans le cadre du plan de retrait des troupes de combat du président Barack Obama, a annoncé dimanche l'armée américaine. "Deux équipes de brigade de combat qui devaient être redéployées dans les six prochains mois, ainsi que des forces d'assistance logistique, du génie et du renseignement ne seront pas remplacées", a précisé l'armée dans un communiqué.
Le passage de 14 à 12 brigades de combat réduira d'environ 12.000 hommes le contingent militaire en Irak, où se trouvent actuellement environ 140.000 soldats américains, ont précisé des responsables. Une brigade de combat compte 4.000 à 5.000 hommes.
Selon le général David Perkins, porte-parole des forces américaines en Irak, quelque 4.000 soldats britanniques devraient également quitter le pays d'ici six mois. Le contingent britannique est stationné dans le sud du pays.
Barack Obama a dévoilé la semaine dernière un calendrier de retrait des troupes combattantes s'étalant jusqu'à 31 août 2010. Ce plan prévoit le maintien de 35.000 à 50.000 soldats chargés d'aider et entraîner les forces de sécurité irakiennes.
Aux termes d'un pacte de sécurité entre Bagdad et Washington entré en vigueur le 1er janvier, l'ensemble des troupes américaines devront avoir quitté l'Irak au 31 décembre 2011.
En février, Obama a ordonné l'envoi de 17.000 hommes en renforts en Afghanistan, dans le cadre de sa politique internationale consistant à se concentrer davantage sur l'insurrection islamiste de plus en plus active dans ce pays, tout en réalisant sa promesse électorale de retirer les troupes américaines d'Irak.
Les combats et attentats en Irak ont provoqué la mort de dizaines de milliers d'Irakiens et de plus de 4.500 soldats étrangers depuis l'invasion de mars-avril 2003, qui avait provoqué la chute du régime de Saddam Hussein.
L'Irak, même si le niveau des violences a fortement diminué depuis des mois, demeure un pays entaché d'attentats, notamment en des lieux comme Mossoul, grande ville du Nord, considérée comme un des derniers bastions urbains de la branche irakienne d'Al Qaïda.
Quelques heures avant l'annonce du plan de réduction des effectifs américains, un kamikaze a tué 28 personnes en actionnant ses explosifs devant une école de police de Bagdad, où se pressaient des recrues. Il s'agit du premier attentat d'envergure dans la capitale irakienne depuis près d'un mois.
"Ce qui s'est produit aujourd'hui ne sabotera pas l'amélioration générale des conditions de sécurité", a assuré Ali al-Dabbagh, porte-parole du gouvernement irakien.
La poursuite des violences jette un doute sur l'aptitude des forces irakiennes à prendre en charge, seules, la sécurité du pays, quand, dans quelques mois, les troupes américaines, mieux entraînées et mieux équipées, se retireront des agglomérations.
Le général Ray Odierno, commandant des troupes américaines stationnées en Irak, est partisan d'une certaine prudence dans le retrait des forces d'un pays dont beaucoup craignent encore qu'ils ne sombre dans un bain de sang.