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Selon les premiers éléments de l'enquête, la bagarre a eu lieu en fin de matinée entre deux collégiens. A cette occasion, un mineur âgé de 15 ans a été placé en garde à vue dans le cadre d'une procédure pour "participation à un attroupement armé" et "port d'arme de 6e catégorie".
Peu après, une rixe a opposé une vingtaine de jeunes aux abords du collège. Vers 12h30, des collégiens et des personnes extérieures à l'établissement se sont regroupées, armées de marteau et de bâtons, et ont pris à partie le collégien qui avait été impliqué dans la rixe du matin.
Le principal, qui tentait de s'interposer, a alors essuyé des coups de pied, de poing et de marteau. Il a été hospitalisé pour des blessures à la main et aux épaules. C'est à l'issue de cette agression que deux autres mineurs ont été interpellés.
Patrick Cassou, le bras en écharpe, a expliqué à la presse qu'il se trouvait dans la cour avec l'élève visé. "J'ai essayé de maîtriser et de raisonner les personnes qui arrivaient. J'en ai raisonné une, maîtrisé une autre, j'en ai arrêté mais il est bien évident que j'ai vu que j'étais débordé par ce groupe qui arrivait, qui était très nombreux. Quand j'ai vu qu'ils avaient réussi à cerner l'élève" et "qu'il y avait un risque certain, même vital" pour lui, "j'ai fendu le groupe, j'ai plaqué l'élève au sol", faisant ainsi rempart de son corps.
Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, condamnant cet "acte inqualifiable" avec "la plus grande fermeté", a noté que "la question de l'intrusion de délinquants dans les établissements scolaires pour commettre des violences fait l'objet d'une attention toute particulière dans le cadre du plan annoncé" mercredi à Gagny (Seine-Saint-Denis) par Nicolas Sarkozy.
Mme Alliot-Marie ajoute que "le recensement des établissements scolaires les plus menacés et l'élaboration d'un diagnostic de sécurité seront à ce titre réalisés conjointement entre l'Education nationale et les services de police, afin d'établir des dispositifs de sécurisation adaptés".