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Eternuements, pleurs, nez bouché: pour les allergiques aux pollens, l'arrivée des beaux jours peut tourner au cauchemar, avec des troubles du sommeil et de la concentration, et des répercussions sur la scolarité ou la vie professionnelle.Entre mars et octobre, les principales causes de la rhinite allergique, ou rhume des foins, sont les pollens: de graminées, d'herbacées comme l'ambroisie, ou d'arbres - noisetiers, aulnes, peupliers, saules, frênes et charmes... et surtout bouleau.
«Alerte au bouleau!», lance le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) dans son dernier bulletin. «Avec le retour du soleil dès la fin du week-end, malgré des températures peu élevées, le risque allergique lié au bouleau passera de faible à moyen voire localement élevé.»
Désensibilisation
Les températures printanières prévues pour cette semaine sur une grande partie du territoire pourrait accélérer le démarrage de la pollinisation du bouleau prévue par exemple en Rhône-Alpes vers le 1er avril, avertit le réseau.
Les spécialistes connaissent maintenant mieux les allergènes et peuvent anticiper des allergies croisées. Ainsi une allergie au bouleau s'accompagne souvent d'une allergie à la pomme. Même chose pour l'allergie aux acariens et aux crevettes.
«Les traitements prescrits doivent être suivis scrupuleusement», rappelle le directeur du RNSA, Michel Thibaudon. Les traitements de désensibilisation (ou immunothérapie spécifique), efficaces, sont devenus plus faciles à administrer (les gouttes ont majoritairement remplacé les injections).
Mais ils restent de longue haleine, puisqu'il faut compter 3 à 5 ans de traitement. Ils devraient être prochainement et progressivement disponibles sous forme de comprimés (d'abord pour les graminées, puis les acariens, le bouleau et l'ambroisie).