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Jean-François Forget fait le lien entre son geste et le travail effectué dans l'un des plus importants établissements pénitentiaires de France: "Il est décédé sur son lieu de travail, donc il y a forcément un lien avec son travail, puisqu'il est décédé sur son lieu de travail."
Pour l'instant, le leader de l'Union fédérale de l'Administration pénitentiaire-Union nationale des syndicats autonomes, le syndicat majoritaire au sein du personnel pénitentiaire, ne sait "pas encore" s'il l'a fait "avec son arme de service ou autrement".
Jean-François Forget explique que l'homme "n'aurait pas répondu au test d'alarme effectué toutes les 30 minutes, qui sont des pointages", ajoutant, "si c'est le cas, je m'interroge pourquoi on a attendu autant de temps pour aller se rendre compte de ce qui se passait."
Selon Jean-François Forget, c'était un "bon professionnel", dont l'épouse est elle-même "dans l'Administration pénitentiaire".
Le 20 mars, la CGT Pénitentiaire de la maison d'arrêt de Fresnes avait appelé, le 21 avril prochain, à la mobilisation l'ensemble des personnels de surveillance et les organisations syndicales, devant l'établissement, pour dire stop aux mauvaises conditions de travail. En décembre, le syndicat dénonçait de nouvelles pratiques conduisant à l'isolement des professionnels.
Le 1er avril, l'UFAP, FO et la CGT, tous unis, ont aussi appelé à des actions de blocage devant les établissements pénitentiaires à partir du 4 mai prochain. Le 20 mars, les trois syndicats avaient exprimé leur ras-le-bol, avec un tract intitulé "Marre de" et en avaient appelé à la Chancellerie. En octobre 2008, cette union syndicale avait déjà pointé du doigt des prisons "dans un état d'abandon généralisé".
En juin 2008, Jean-François Forget avait critiqué les conditions de travail et les décisions de l'Administration pénitentiaire. "Nous sommes face à une situation explosive, nous travaillons dans des prisons surpeuplées et on nous balance des directives, sans nous donner les moyens de les appliquer", en référence aux nouvelles directives, pour améliorer le quotidien du prisonnier, mises en place juste avant par Claude d'Harcourt, directeur de l'Administration pénitentiaire.