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Florence Cassez, la Française condamnée à 60 ans de prison par la justice mexicaine pour une complicité d'enlèvements qu'elle nie, a déclaré dimanche qu'elle ne voyait pas "comment Mexico pourrait renier un engagement international" et refuser son transfèrement en France.
Son avocat français, Me Frank Berton, avait affirmé plus tôt être prêt à demander à la France de saisir la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye si le Mexique refusait le rapatriement de sa cliente, prévu par la convention de Strasbourg, signée par Mexico, sur le transfèrement des condamnés dans leur pays d'origine.
Me Berton évoquait des informations de la presse mexicaine faisant état d'une opposition de la part des membres mexicains de la commission bilatérale chargée d'étudier l'application de cette convention au cas de sa cliente.
"Mon seul espoir, aujourd'hui, c'est la commission bilatérale", a poursuivi Florence Cassez qui s'exprimait dimanche au téléphone depuis sa prison de Mexico, en clamant son "innocence, une fois de plus".
"Comment Mexico pourrait-il renier un engagement international, et refuser de me transférer en France conformément à la convention de Strasbourg?", a-t-elle lancé.
Florence Cassez a été interpellée en décembre 2005 devant une ferme où son ex-fiancé mexicain, Israel Vallarta, a avoué avoir séquestré plusieurs personnes. Le lendemain, un simulacre d'arrestation a été organisé devant des caméras de télévision.
"Dans cette affaire, on m'a choisie comme bouc émissaire, et je ne sais pas pourquoi ou pour qui", a-t-elle dit, expliquant que l'attitude des enquêteurs à son égard avait "changé subitement et manifestement sur une intervention extérieure".
"Tout le monde sait que mon arrestation a été mise en scène mensongèrement, et ceux qui connaissent le dossier savent que des témoignages en ma faveur n'ont pas eu de suites. Ce qu'on sait moins, c'est que les policiers qui m'ont arrêtée avec Israel m'ont rassurée d'emblée, me disant qu'ils savaient que je n'avais rien à voir dans cette affaire", a-t-elle ajouté.
"Ils étaient sympa avec moi, m'offraient du café et des cigarettes, me répétaient que je n'étais pas concernée, et brusquement ils sont devenus hostiles, et l'un d'eux m'a même frappée. A mon avis, ils venaient de recevoir des instructions", a-t-elle conclu.