Actus, news, en france, en eure et loir, et dans le monde. Vu sur le web,et lu dans la presse locale.
Les "Conti", les Caterpillar, les Molex, les Freescale et bien d'autres salariés du privé ont rejoint et parfois pris la tête des défilés du 1er mai, reflétant l'inquiétude et aussi la colère de multiples secteurs touchés par des plans sociaux depuis le début de la crise.
A Compiègne, les 1.100 salariés de Continental, dont l'usine de pneus de Clairoix (Oise) doit fermer en 2010, étaient quasiment tous dans la rue pour clamer leur sentiment d'injustice. La direction leur avait promis en 2007 que le site serait maintenu au moins jusqu'en 2012, contre un passage de 35 à 40 heures.
A Grenoble, des salariés du privé étaient en tête du cortège derrière une banderole "emploi, salaires, solidarités, nous ne paierons pas la crise".
Des personnels du fabricant américain d'engins de chantier Caterpillar (600 à 730 suppressions de postes prévues) ont pris la parole avant de passer le micro à ceux de l'équipementier automobile allemand Schaeffler (fermeture annoncée d'un site en Isère, 90 personnes) ou du groupe franco-italien STMicroelectronics (semi-conducteurs).
"On est là pour donner envie de réagir aux gens qui sont dans la même situation que nous", a lancé Pierre Piccareta, délégué CGT et figure du conflit très médiatisé des Caterpillar. "2,71 milliard euros de bénéfice, 733 suppressions de postes. Caterpillar = patron voyou", disait une banderole.
A Toulouse, le défilé était notamment conduit par les salariés de Molex et de Freescale.
"Peugeot perçoit 3 milliards d'euros d'aide et cautionne 300 licenciements chez Molex", selon une pancarte d'un salarié du sous-traitant basé dans le Tarn, qui doit fermer ses portes fin octobre.
Derrière les Molex suivaient un millier de techniciens de Freescale (composants électroniques), alors que leur direction a annoncé son intention de supprimer à Toulouse 1.100 postes sur 1.600 d'ici 2011.
A signaler aussi dans les rues de la Ville rose, des salariés d'Airbus, de Safran (aéronautique) et de cliniques privées.
Toujours dans le Sud-Ouest, plusieurs entreprises étaient représentées dans les cortèges de Montauban (Conforama, Villeroy-et-Bosch), de Carcassonne (Boncolac-Pilpa, alimentaire), de Bayonne (Dassault, Sagem).
A Paris, les rangs du privé étaient clairsemés, mais des salariés du groupe Printemps Pinault Redoute (PPR) étaient présents, tout comme des personnels d'Air France, de Servair (restauration aérienne) et de l'automobile (Renault, Peugeot, Kremlin Rexson).
A Marseille et Metz, des salariés du géant mondial de l'acier ArcelorMittal étaient présents, certains en tenue de fondeurs, alors que le chômage partiel frappe fortement les sites français et européens, et qu'un plan de départs volontaires a été élargi.
A Lyon, des salariés de Renault Trucks et de Continental étaient dans la rue, tout comme des personnels de Legrand et Madrange à Limoges, des Parquets Marty et de l'entreprise de métallurgie Fumel à Agen, de Leclerc, Carrefour, Rhodia et de constructeurs nautiques et automobiles à La Rochelle.
Dans l'Ouest étaient présents des personnels d'Autoliv (équipementier automobile) et de Legrand (matériel électrique) à Rouen, de Thomson et la Barre Thomas (automobile) et Peugeot à Rennes, de Chaffoteaux ou du Joint Français à Saint-Brieuc, de l'équipementier en grande difficulté Heuliez à Niort.
Enfin, à Strasbourg, General Motors, Saplast, Schaeffler, De Dietrich et Rhom and Haas étaient visibles dans le cortège.