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Le nombre des cas avérés de grippe porcine (A/H1N1) en France est monté ce lundi à quatre, tous des voyageurs revenant du Mexique, mais l'inquiétude restait modérée avec 30% des Français qui craignent pour eux ou leurs proches, selon un sondage.
Deux nouveaux cas ont été confirmés lundi, une femme de 24 ans et un homme de 23 ans, qui n'ont pas de lien et se trouvent à l'hôpital Bichat, à Paris. Des deux cas avérés vendredi, l'homme de 49 ans est toujours hospitalisé à Bichat. L'autre cas, une femme de 24 ans, est sortie de l'hôpital.
Selon le ministère, "aucune forme sévère n'a été observée à ce stade".
Il y a actuellement huit cas probables, sous investigation: trois en Ile-de-France, un en Aquitaine, un en Auvergne, un dans le Limousin et deux en région Paca.
Un cas est dit probable lorsqu'une personne de retour du Mexique ou ayant eu un contact étroit avec un cas, et présentant des signes de grippe, répond positivement à un premier test. Il ne devient cas confirmé que si un test biologique établit la présence du virus H1N1.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a réitéré lundi qu'il fallait faire preuve de sérénité, puisqu'on constate dans le monde "un plateau, une stabilisation dans le nombre de cas, voire une légère décélération de l'augmentation".
De fait, selon un sondage Harris interactive réalisé pour RTL, les Français gardent leur calme. 30,5% des 1861 personnes interrogées du 30 avril au 3 mai (méthode des quotas) se disent très ou assez inquiètes des risques pour eux ou leurs proches. 39,1% se disent inquiets de l'évolution de cette maladie (31,7% assez inquiets, 7,4% très inquiets).
La vigilance reste cependant de mise. En outre, comme le soulignent les responsables sanitaires, il n'est pas exclu qu'une "première salve" soit suivie à l'automne d'une deuxième.
Certes, un vaccin aura sans doute été mis au point d'ici-là, puisqu'on estime à quatre à six mois le délai nécessaire pour l'élaborer. Le problème, c'est qu'il sera en concurrence avec celui de la grippe classique. Mme Bachelot a envisagé que l'industrie puisse fabriquer "un vaccin combiné", une "hypothèse à exploiter", selon le directeur général de la Santé Didier Houssin.
Mardi, une réunion d'experts est prévue au ministère pour essayer de définir la virulence de l'épidémie, ainsi qu'une réunion d'information des représentants des médecins libéraux.
Le ministère va en outre lancer une campagne d'information pour rappeler les gestes "barrière": se laver les mains plusieurs fois par jour, tousser et éternuer dans un mouchoir en papier, et si on se sent grippé appeler le 15 et rester chez soi, pour ne pas contaminer les salles d'attente du médecin ou des urgences.
La campagne commencera mardi sur les ondes, et mercredi ou jeudi dans la presse quotidienne régionale.
Enfin, à partir de mardi les vols en provenance du Mexique et à destination de Paris arriveront dans un terminal spécialement dédié de l'aéroport de Roissy, afin de réduire les risques de propagation. Ce terminal pourrait accueillir ultérieurement des vols d'autres provenances à risques.
Le PDG de "Voyageurs du monde" Jean-François Rial s'est dit auprès de l'AFP "très surpris de ces mesures et perplexe sur leur efficacité". Il a estimé qu'elles voulaient davantage "satisfaire les personnels d'Aéroports de Paris qu'empêcher la grippe de se propager", puisque nombre de passagers prenaient ensuite des vols intérieurs.
source: msn actalités