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Il s'agit de Antonio Da Silva, dit « Tonio », un retraité de 63 ans, et de sa compagne, Christine Sa Marques, une veuve de 50 ans.
Les gendarmes ont été alertés par un appel donné de l'intérieur de la maison. Outre le couple, il y avait le fils de Christine Sa Marques, 19 ans, et sa petite amie de 17 ans. Ces jeunes gens ont été placés en garde à vue à Lisieux.
« Valider ou pas la version du fils »
Le procureur-adjoint de Caen, Jean-Pierre Triaulaire, a tenté, hier, d'esquisser le déroulement du drame.
Selon le récit du fils, le retraité aurait tué sa compagne à la tête, à coups de hache. Réveillé par le bruit, le fils se précipite pour voir ce qui se passe. Il trouve sa mère inanimée derrière la porte de la chambre. Son beau-père le prend alors à partie, menaçant. Une bagarre éclate. Le jeune homme saisit la hache et lui assène deux ou trois coups, fatals. La petite amie, elle, a entendu mais n'a pas vu grand-chose.
Lorsque les sauveteurs arrivent, Christine Sa Marques est vivante. Mais il est impossible de la réanimer.
Le parquet de Caen avance « avec prudence. Les corps vont être autopsiés. Et beaucoup d'investigations techniques restent à faire. Plusieurs hypothèses sont possibles. Il va falloir qu'en 48 heures (temps d'une garde à vue prolongée), on détermine qui a tué la mère, le père, et dans quelles circonstances. Et si on valide ou pas la version du fils. »
Dans le bourg de Vendeuvre ¯ pas un commerce à la ronde ¯, on s'interroge. « Ils venaient de Seine-et-Marne et sont arrivés il y a quatre ou cinq ans », se souvient vaguement le maire, Daniel Haghebaert. Il évoque un couple discret, chacun a de grands enfants. Lui, à la retraite ; elle, à la recherche de travail. « Depuis plus de deux ans, la maison était à vendre. »
« C'était bonjour, bonsoir, remarque Roland Bouquerel, dans la rue depuis 1976. Quand j'ai été hospitalisé, elle venait rendre visite à ma femme. » « C'était des personnes qui faisaient tout pour rendre service », témoigne le coeur gros, Mme Leprince, une amie.
Delphine Boulay, la plus proche voisine, n'oubliera pas cette nuit-là. « J'ai entendu des coups, mais des coups très forts. On s'est réveillés, les coups se sont arrêtés, ont repris. Ensuite, le calme est revenu. Je ne savais pas ce que c'était... » Le jeune couple s'est rendormi. « Si on avait pu imaginer... »