Actus, news, en france, en eure et loir, et dans le monde. Vu sur le web,et lu dans la presse locale.
Six classes dans trois lycées professionnels (soit 150 jeunes) vont tester ce système du donnant-donnant. Chaque classe dispose de 2 000 €. Ce pactole, les élèves vont le faire fructifier, à condition d'être assidus, solidaires et disciplinés.
Tous les deux mois, leurs attitudes et comportements seront évalués et « mis à prix ». Au final, en juin, la classe pourra empocher jusqu'à 10 000 €.
« Notre expérimentation est à la fois collective et responsabilisante : c'est la présence de tous qui contribue au succès de tous », argumente le recteur, interviewé, hier, dans Le Parisien. L'argent gagné servira « à financer un voyage scolaire, des leçons du Code de la route, l'aménagement d'une classe, la création d'entreprise ou d'association, l'achat de matériel informatique ou culturel », détaille le Haut-commissaire à la Jeunesse. Il a doté le projet de Créteil de 32 000 €.
Ce test sera analysé par les chercheurs de l'École d'économie de Paris. S'il est concluant, il sera étendu, l'an prochain, à 70 classes dans l'académie.
Du jamais vu en France (1). L'initiative fait des vagues. « Le rôle de l'école n'est pas d'apprendre aux élèves comment gagner de l'argent par tous les moyens, mais de leur transmettre des savoirs et des valeurs, s'insurge Jean-Paul Huchon, président socialiste de la Région Ile-de-France. Ce système nourrira un sentiment d'injustice entre les classes et les filières ».
« Après les bons pointsles billets ? »
Au sein de la « classe cagnotte », on peut redouter des tensions, des pressions et du flicage entre les « bons » élèves qui respecteront le contrat et ceux qui s'en moqueront.
Les parents d'élèves de la FCPE sont atterrés : « Régler un problème d'éducation par l'argent, c'est assez catastrophique. » Ceux de la Peep s'inquiètent : « On commence avec les bons points en maternelle et on finit par les billets au lycée... » Cet argent ne serait-il pas mieux utilisé pour d'autres projets ?, s'irritent des familles et des enseignants.
1) En Grande-Bretagne, des « bonus » sont octroyés aux adolescents de 16 à 18 ans, issus de milieux défavorisés, pour les inciter à poursuivre leurs études.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Des-lyceens-payes-pour-assister-aux-cours-_3636-1091708_actu.Htm