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Une histoire incroyable. Dans les années 1990, un ancien flic croyant et marié devenu homosexuel et escroc tombe éperdument amoureux de l’un de ses codétenus. Adapté du roman autobiographique de Steven Russell, I Love you Phillip Morris raconte avec humour leurs multiples et audacieuses évasions.
« J’aime dépasser mes limites », explique Jim Carrey, l’interprète de cet arnaqueur romantique venu à Paris à la rencontre de la presse européenne. « Steven Russell est intelligent, ce qui le rend dangereux. Le gouvernement américain devrait l’engager, il ferait du bon boulot ! », lance-t-il, rieur. « J’étais même prêt à payer pour avoir ce rôle. Après The Truman Show et Eternal Sunshine of the Spotless Mind, c’est le troisième film pour lequel j’ai eu cette sensation. »
L’acteur américano-canadien s’est donc investi dans ce film sans crainte pour sa carrière. « Autour de moi, certains ont essayé de me décourager. Mais je ne me soucie pas des réactions négatives. Ce qui est important pour moi est d’incarner des personnages épatants. » Balayant du revers de la main les clichés, Jim Carey anticipe les questions habituelles : « Tout le monde me demande ce que ça fait d’embrasser un homme. Mais je ne jouais pas l’homosexualité, je jouais l’amour. Steven est juste un être humain qui aime une autre personne. La quête de l’amour est universelle. »
Grande fresque romantique, I Love you Phillip Morris est aussi l’histoire d’un arnaqueur qui a été jusqu’à faire semblant d’avoir le sida alors qu’il était en prison. « C’est la séquence la plus osée du film, mais elle est nécessaire », note Jim Carrey qui a souffert pour être crédible. « Pendant une semaine, je ne me suis nourri que d’un peu de jus de tomate et de quelques vitamines, juste pour survivre. Deux jours avant de tourner cette scène, j’ai totalement cessé de m’alimenter, j’étais épuisé. »
Le vrai Steven Russell purge une peine de cent quarante-quatre ans, seul dans une cellule, et n’a droit qu’à une heure de promenade par jour. Quant à Phillip Morris, il est libre et a été conseiller sur le film. Ils s’écrivent toujours. Même si, à cause des frasques de Steven, Phillip a écopé de sept ans de prison supplémentaires.
http://www.francesoir.fr/cinema/2010/02/10/i-love-you-phillip-morris.html