Une voix qui retourne les tripes et une vie de combat. Mano Solo a lâché prise, ce dimanche,emporté par des anévrismes. Fils de Jean Cabut -ditCabu-, dessinateur satyrique, et d’Isabelle Monin, militante écolo et co-fondatrice du magazineLa gueule ouverte, il avait hérité de ses parents son goût du parler vrai et son engagement.
C’est un crayon en main que Mano se découvre une âme d’artiste au cours de son enfance en banlieue parisienne. Et ce n’est que vers 16 ans, en 1979, qu’il se met à tâter de la guitare, au sein de Chihuahua, un groupe punk. Sans pour autant délaisser le dessin et la peinture, puisqu’il continue à signer de nombreuses toiles sous le nom de Boredom (ennui, en anglais).