Actus, news, en france, en eure et loir, et dans le monde. Vu sur le web,et lu dans la presse locale.
Le volume collecté a gonflé l'an dernier ¯ 38 152 m3 collectés en 2008, contre 60 642 m3 en 2009 ¯ et il risque d'exploser en 2010 si les préconisations de la mission interministérielle et les normes européennes sont respectées. Les communes doivent investir dans des équipements de sécurité pour les personnes chargées de la collecte.
Les algues seront obligatoirement traitées dans des installations agréées et contrôlées. L'épandage est terminé. Toutes ces mesures tirent le coût à la hausse. « Le travail se fait aujourd'hui sur des plages faciles d'accès, expose Michel Rasera, président de la chambre. Lorsqu'il faudra aller sur les côtes escarpées, la facture sera plus élevée. »
Répression insuffisante
Les élus locaux estiment aussi que la note sera bien plus salée cette année. « L'allongement des distances de transport, les frais supplémentaires de ramassage et l'établissement de sites spécifiques pourraient avoir des conséquences sensibles sur les coûts », confirment les magistrats dans leur rapport. En conclusion, la chambre invite les collectivités à « mutualiser les modes de ramassage et de traitement ».
Les élus ont sollicité l'aide de l'État qui n'a rien donné l'an dernier. Les maires envisagent de demander au tribunal administratif de Rennes de l'y contraindre. La cour des comptes a épinglé, en 2009, dans le rapport sur les ressources en eau en Bretagne, le « manque de volonté de l'État à remettre en cause les pratiques agricoles à l'origine de la pollution par les algues vertes ». Les magistrats avaient aussi pointé « la répression insuffisante face aux pollutions des eaux d'origine agricole ».
Le préfet des Côtes-d'Armor annonce que l'État débloquera, en 2010, une enveloppe limitée à 700 000 € pour la collecte et le transport dans le département. « Une goutte d'eau », lui réplique le maire de Hillion, commune particulièrement touchée. Forcément, on n'est pas d'accord. » Rendez-vous donc devant le tribunal.