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Soulagés. Les fans sont soulagés de la récente amélioration de santé de leur idole. Et un peu déçus, c’est vrai, car la fin de la tournée d’adieux de Johnny, qui devait se tenir du 8 janvier au 13 février, est annulée. C’est officiel. Le service de presse de Jean-Claude Camus l’a annoncé mercredi, à 12 h 26, dans un communiqué. Les quelque 160.000 détenteurs de billets du Tour 66, « pourront se faire rembourser dans les points de vente, à compter du lundi 21 décembre 2009 ». Plus tôt dans la matinée, Dinh Thien Ngo, président du directoire de la société Camus Productions, affirmait au micro de RTL que cette « solution » paraissait « la plus sage d’un point de vue médical et la plus faisable techniquement ». L’homme a également infirmé l’éventuel report des 25 dates de concert, rendu difficile par la « période de convalescence » de la star « dont nous n’avons pas aujourd’hui le délai ».
Même si la production ne confirme pas que le rocker, hospitalisé depuis le 7 décembre dernier au Cedars-Cinai de Los Angeles, a bien été victime d’une infection nosocomiale, M. Thien Ngo prétend que « c’est ce qui paraît le plus vraisemblable ». Autre certitude pour la production, ce problème de santé « entre dans le cadre de nos polices d’assurances ». Ce qui signifie que les assureurs vont indemniser le producteur a hauteur de 30 millions d’euros.
François Chiesa, du groupe Pont Neuf (un des assureurs de Johnny depuis vingt ans), a indiqué au Point.fr qu’il « paiera ». « C’est notre métier », a-t-il insisté. Avant d’ajouter, pour faire cesser toutes rumeurs concernant le voyage peut-être précipité de la rock star, « il n’y a pas de clause, dans le contrat de Johnny Hallyday, lui interdisant de prendre l’avion, que ce soit un court ou un long-courrier. Un artiste, ça voyage dans des conditions privilégiées ». Selon les médecins experts Yves Catonné et François Zucharelli, que François Chiesa a mandaté et qu’il cite, le problème de santé de l’icône « n’est pas mécanique, mais d’ordre infectieux ». Vraisemblablement un staphylocoque doré.
De source médicale, l’envoi depuis la Pitié-Salpêtrière du professeur Yves Catonné, ne serait pas anodin. Selon nos informations, le chef de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’hôpital parisien songerait sérieusement à « faire rapatrier le rocker ». « Sans doute après les fêtes de fin d’année », lâche un proche, qui précise que le voyage à Los Angeles du médecin a été « bien préparé. »
Pour l’heure, le rocker, entouré de ses proches, récupère dans sa chambre sise au dernier étage du Cedars-Sinai. « Il va devoir observer une longue période de repos. Il va avoir besoin d’une convalescence en partie à l’hôpital et en partie chez lui », a déclaré Yves Catonné après l’avoir ausculté. Il ne devrait pas sortir avant une dizaine de jours. François Zucarelli, l’autre docteur consultant, a affirmé que Johnny était « sorti de cette période critique. Je ne dis pas qu’il est en pleine forme, mais il est lucide et conscient ».
Aujourd’hui, le clan Hallyday a restreint les visites à la stricte famille. Depuis son arrivée à Los Angeles, David Hallyday a donné des directives drastiques au patron de l’hôpital dans lequel est alité son père. Il serait ulcéré par les nombreuses personnalités qui se sont répandues sur l’état de santé du chanteur, en début de semaine dernière. L’arrivée tardive, avant-hier soir, de Jean-Claude Camus, le producteur et « ami de trente ans » de Johnny, aurait été moyennement appréciée. Certains prétendant que l’accueil de David a été glacial. Le producteur, qui a pointé du doigt le docteur Delajoux, pourrait aujourd’hui se retrouver au centre d’une polémique. N’en a-t-il pas trop fait faire à Johnny. N’aurait-il pas fallu arrêter le Tour 66 lorsque les piqûres de Voltarène étaient nécessaires pour que le chanteur entre en scène ? Laeticia, qui a fait entrer d’urgence son mari de rocker à l’hôpital américain, lui a sauvé la vie. Celle qui a avoué dernièrement au magazine Elle que Johnny l’avait « aidé à guérir de son anorexie », lui a fait le plus beau des cadeaux.
Contacté par France-Soir, Me David Koubbi, l’avocat du docteur Stéphane Delajoux, a dit hier attendre « sereinement les résultats des expertises médicales ». « Si l’infection nosocomiale devait se confirmer, elle engagerait la responsabilité de l’établissement hospitalier où s’est déroulée l’opération et non pas celle du praticien », prévient d’emblée le défenseur du neurochirurgien. Pour l’instant, le Dr Delajoux refuse toujours « de faire le moindre commentaire sur cette affaire », mais il se dit néanmoins « très heureux d’apprendre que la santé de Johnny Hallyday semble se rétablir ». Si la responsabilité du médecin devait être écartée, son avocat « envisage de poursuivre plusieurs titres de presse, tant les médias se sont livrés à une entreprise inégalée de démolition et de diabolisation » de son client. « Stéphane Delajoux a été déchiqueté et dévoré par une presse unanime ! Aujourd’hui, on a le sentiment que tout le monde se réveille avec la gueule de bois, mais les dommages causés à sa réputation risquent d’être irréversibles », estime Me Koubbi.
http://www.francesoir.fr/societe/2009/12/17/johnny-hallyday.html