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A peine huit mois après l'avoir débauché de la sélection portugaise, Chelsea a décidé de se séparer de son entraîneur, Luiz Felipe Scolari. Les Blues occupent actuellement la quatrième place de la premier League, à sept points de Manchester United. Retour sur les raisons d'un divorce.
Luiz Felipe Scolari n'aura tenu que huit mois à la tête de Chelsea. Débauché de son poste de sélectionneur du Portugal durant l'Euro 2008, le technicien avait pour mission de réussir là où José Mourinho avait échoué. C'est à dire de mener les Blues sur le toit de l'Europe. L'objectif est encore réalisable cette saison, à condition que le club londonien vienne à bout de la Juventus Turin à la fin du mois, mais ce sera sans le Brésilien âgé de 60 ans. Roman Abramovitch, le propriétaire du club, n'a pas eu la patience d'attendre les huitièmes de finale de la Ligue des champions pour trancher dans le vif. Les mauvais résultats de son équipe en Premier League et les critiques sur un jeu de moins en moins attrayant ont fini de le convaincre de se séparer de celui qui a notamment emmené le Portugal en finale de l'Euro 2004 et gagné la Coupe du monde avec le Brésil en 2002.
En début de saison, rien ne laissait présager un divorce aussi prématuré. Alors que Manchester United et Arsenal semblaient à la peine, les Blues parvenaient sans mal à suivre le rythme imprimé par Liverpool. Scolari était alors écouté et respecté par un vestiaire qu'il avait enrichi de deux de ses anciens protégés en sélection : Deco et Bosingwa. Le revers concédé contre les Reds (0-1), fin octobre, après une série de treize matches sans défaite toutes compétitions confondues, a suffi à briser ce bel élan. D'abord évoquée, la thèse de l'accident n'a pas tenu lorsque les Blues se sont de nouveau écroulés contre la Roma en C1 (1-3), puis face à la modeste formation de Burnley (1-1, 4 t.a.b à 5) lors du quatrième tour de la Cup. Trois revers qui ont coïncidé avec l'émergence de critiques sur la qualité de jeu des Londoniens et la frilosité présumée de Scolari.
Alors que beaucoup réclament une association Drogba-Anelka en pointe, le Brésilien s'entête à ne vouloir en faire jouer qu'un des deux. La mise sur le banc d'Anelka contre Manchester United (0-3), début novembre, après le refus du Français d'évoluer sur le côté droit, illustre cette rupture avec une partie du vestiaire, de plus en plus réfractaire à suivre ses consignes. La deuxième victime du Brésilien fut Didier Drogba, lui aussi mis à l'écart assez subitement, sans que Scolari ne se donne la peine de se justifier.
La nouvelle défaite concédée contre Liverpool (0-2), puis le nul (vraiment nul) concédé contre Hull City (0-0), samedi, ont provoqué son départ.