Lyon, même s'il s'en défend, prépare depuis un moment son match contre Barcelone mardi en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions, objectif avoué de sa saison.
Mais
Nancy, battu chez lui mardi par Nice (1-2), prépare de son côté son duel contre Lyon avec à peu près la même lumière intérieure. Peut-être avec moins d'excitation que l'année dernière, quand l'ASNL chatouillait l'OL en tête de la L1, en tout cas avec suffisamment de choses à se prouver pour empêcher le leader de négliger son dernier match avant d'affronter la meilleure équipe d'Europe.
S'il doutait de l'intérêt à tout faire pour vaincre ce soir, Lyon pourrait toujours se lancer dans la lecture du calendrier. Il lui enseigne que deux de ses poursuivants jouent ce soir face à des adversaires largement à leur portée. Ainsi le
Paris-SG (2e) se déplace-t-il sur la pelouse de Grenoble (13e).
Toulouse, quatrième à cinq points, aborde une période compliquée de sa saison.Invaincu depuis neuf matches, il commence à être pris très au sérieux ; son presque voisin garonnais, Bordeaux, pourrait lui dire combien il est dur d'assumer au moment précis où de grosses attentes pèsent sur vous. Contre
Valenciennes, désormais dix-septième après son succès contre Caen (2-0), le TFC sera favori logique mais affrontera une équipe qui ne représente plus son classement.
Plus discrète - même si elle a eu droit, mardi, à une soirée matches en retard presque dédiée - la course pour le maintien se poursuivra elle aussi de façon acharnée. Après avoir grillé énormément de jokers,
Sochaux (19e) se déplace à
Lorient (9e) avec quatre points de retard sur la ligne de flottaison et un quasi devoir de victoire. La cause du
Havre (20e) est quasiment désespérée mais
Auxerre (12e), obligé de totalement remanier sa défense, aura besoin de quelques réglages.
Nantes - Caen sera une confrontation beaucoup plus directe entre équipes sauvées par leur classement mais sûres de rien. C'est surtout vrai pour
Caen (16e), qui ne possède plus qu'un point d'avance sur la L2 après trois mois de quasi tunnel. Mais
Nantes (14e) a préparé ce match avec sept titulaires potentiels indisponibles.