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En marge de Lyon - Barcelone, trois autres huitièmes de finale aller dont deux affiches dignes d'une finale vont avoir lieu mardi : Inter Milan - Manchester et AS Roma - Arsenal. Dernière opposition de la soirée : Atletico Madrid - FC Porto La Ligue des champions est cette compétition dont le degré d'exigence est si fort que le tenant du titre, depuis quatre saisons, chute systématiquement en huitième de finale. C'est une règle évidemment non écrite. Manchester United, qui a retrouvé un très haut niveau de jeu en ce début d'année 2009, n'a pas forcément le profil pour passer à la trappe. Mais le tirage au sort lui a désigné un os, l'Inter Milan de José Mourinho. Retrouver MU à ce stade de la compétition évoque quelque chose, au Portugais, comme à Alex Ferguson. C'est en huitièmes de finale que le FC Porto de Mourinho avait fait une entrée fracassante sur la scène continentale en sortant MU il y a cinq ans (2-1, 1-1), dans un contexte tendu sur les bancs de touche qui avait déteint, ensuite, sur ses relations avec Ferguson. En douze matches contre le Chelsea de Mourinho, Manchester n'a gagné qu'une fois en douze matches entre 2004 et 2007. Aujourd'hui, Inter et MU sont deux équipes jumelles : largement en tête de leur championnat, elles se présenteront avec une défense affaiblie. Le patron Samuel est forfait côté italien. Le boss Vidic est suspendu chez les Anglais. L'hécatombe est telle que Patrice Evra pourrait jouer dans l'axe ! A écouter Mourinho, San Siro verra davantage Ibrahimovic que Ronaldo. Le Portugais s'attend à voir MU privilégier la défense.
ARSENAL - ROME : Améliorer l'ordinaire
En temps normal, ou disons il y a un an, une telle affiche aurait coïncidé avec une promesse de jeu alléchante, voire d'un spectacle inouï. La qualité du jeu proposée par les Gunners et par l'équipe de Luciano Spalletti a parfois mérité ce qualificatif ces dernières années en Ligue des champions, quitte à ce qu'ils soient escortés de l'étiquette encombrante de perdants magnifiques. Ainsi Arsenal a-t-il été finaliste en 2006 et quart de finaliste en 2008. Ainsi la Roma a-t-elle lâché prise deux saisons consécutives contre MU. L'ordinaire a changé. Arsenal et Rome connaissent des saisons plus difficiles sur le plan mathématique en championnat (Arsenal est 5e, la Roma 6e). Ces complications résultent directement d'un comportement collectif beaucoup moins abouti. C'est surtout vrai pour l'équipe d'Arsène Wenger qui, si elle n'a plus perdu depuis la 6e journée de la phase de poules, toutes compétitions confondues, a du mal à gagner (trois 0-0 consécutifs en championnat) et manque semble-t-il de joueurs de premier plan sur le plan offensif avec les blessures de Fabregas et Walcott. Archavine, recruté cet hiver, n'est pas qualifié pour la C1. La Roma, elle, dépend toujours autant de Totti, capable d'à peu près tout en ce moment, y compris des mouvements d'humeur les plus commentés. L'équipe de Spalletti a fait l'essentiel ce week-end contre Sienne (1-0). Mais Juan étant incertain et Panucci non qualifié en Ligue des champions, sa défense pourrait tanguer.
ATLÉTICO - PORTO : Oublier le passé
Si ce n'est pas un choc comparé aux autres affiches, ce n'est pas pour autant un match de seconds couteaux. Pour preuve, Porto est sorti premier de son groupe devant Arsenal tandis que l'Atlético est toujours invaincu dans la compétition (NDRL, hors tour préliminaire où il a perdu 0-1 à Schalke). Il n'empêche que les deux équipes ont un bon coup jouer dans ce huitième de finale ouvert. Leaders de leur championnat, les Portugais se déplacent en Espagne avec la ferme ambition de s'y imposer. Et de se rattraper de leurs deux déconvenues vécues au même stade, les deux dernières années. Néanmoins ils vont devoir faire attention à trois hommes : Maniche, Seitaridis et Paulo Assunçao, qui connaissent bien leurs futurs adversaires pour les avoir côtoyés par le passé. Avec leur nouvel entraîneur Abel Resino, les Rojiblancos, pas forcément au mieux en Liga (7es), ont eux aussi une belle occasion de prouver leur valeur. Et d'effacer de leur mémoire l'élimination subie lors du premier tour à élimination directe en 1997, contre l'Ajax. Année de leur dernière participation à l'épreuve.