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Eliminé depuis quatre ans en huitièmes de finale, le Real Madrid entend renouer avec sa tradition européenne, dès ce soir, lors du choc de ce tour contre Liverpool (20h45). Chelsea - Juventus et Sporting - Bayern Munich sont les autres affiches de la soirée. Villarreal - Panathinaïkos est le match le moins côté de ces huitièmes.
Juande Ramos déclarait récemment qu'il lui serait moins compliqué de gagner la Ligue des champions que la Liga. Il va pouvoir entamer les travaux pratiques ce soir. Vrai que son Real Madrid a sept points de retard sur Barcelone en Espagne alors que les compteurs sont à zéro avant le huitième de finale aller contre Liverpool, sommet absolu de ce tour, qui oppose l'équipe la plus titrée de l'histoire sur la grande scène européenne (9 C1) à la troisième (5 C1). Cela dit, peu d'équipes sont aussi redoutables que les Reds dans la reine des compétition. C'est en Ligue des champions que Rafael Benitez exerce le mieux sa science du coaching (une victoire, une finale, une demie en quatre saisons depuis son arrivée). L'équipe la plus espagnole d'Angleterre (Reina, Xavi Alonso, Torres, Arbeloa, Riera...) vendra chèrement sa peau à Santiago-Bernabeu dans une partie qui pourrait ressembler à une opposition de style. Le Real Madrid, en tout cas, attend ce huitième de finale avec impatience. Car le double champion d'Espagne entend retrouver son lustre sur la scène continentale. Avec quatre éliminations consécutives en huitièmes de finale, il l'a perdu.
Son état de forme et son niveau de jeu depuis l'arrivée de Juande Ramos l'autorisent presque à aborder le match de mercredi en position de favori. Le Real, depuis sa défaite à Barcelone (0-2) le 13 décembre, c'est neuf victoires consécutives, 22 buts inscrits, 2 encaissés, et une équipe qui a retrouvé dynamisme et équilibre. Liverpool peine davantage. Les Reds restent toujours aussi difficiles à battre (une défaite en dix-neuf matches depuis novembre), maisont plutôt tendance à alterner pénibles succès et nuls décevants, comme ce week-end face à Manchester City (1-1). Le possible retour de Steven Gerrard - dont Ramos ne doute pas - pourrait lui faire du bien au meilleur moment. Au grand jeu des états de forme, Chelsea retrouve aussi des couleurs avant d'affronter la Juventus ; il y a encore quelques semaines, les Italiens seraient presque passés pour les favoris du match contre les finalistes de l'an passé. C'est plus nuancé désormais. Chelsea attendait avec impatience le retour de la Ligue des champions avant même le départ de Luiz Felipe Scolari. L'arrivée de Guus Hiddink a attisé cette ambition. Le Néerlandais, qui a toujours eu, avec le PSV Eindhoven, des résultats en C1 supérieurs au potentiel de ses équipes, a impulsé une victoire probante à Aston Villa (1-0) et pourrait aligner le duo Anelka - Drogba que demandent les deux intéressés... et nombre de fans.Côté turinois, ce sera un match particulier pour Claudio Ranieri, l'entraîneur demi-finaliste avec Chelsea en 2004 avant de céder la place à José Mourinho.
Entre le Sporting Portugal et le Bayern Munich, les forces sont devenues, là aussi, plus équilibrées que prévu. Favori objectif, vu son potentiel et son passé continental, le club allemand ne parvient plus à grand chose actuellement en Bundesliga, tandis que le Sporting, vainqueur de Benfica ce week-end (3-2), occupe la troisième place de la ligue portugaise après avoir été le premier club à se qualifier pour les huitièmes de finale, en même temps que le FC Barcelone. Villarreal - Panathinaïkos, enfin, est de loin le huitième de finale le moins prisé par les suiveurs. Il a pourtant la même valeur que les autres et expédiera l'une des deux équipes à un match du dernier carré. Les deuxclubs y ont déjà goûté et n'ont pas abandonné l'ambition d'y revenir. C'était en 2006 pour Villarreal et en 1996 pour l'équipe grecque.