Actus, news, en france, en eure et loir, et dans le monde. Vu sur le web,et lu dans la presse locale.
Google a décidé de soutenir la procédure lancée par Bruxelles contre Microsoft. Mais aux Etats-Unis, il pourrait devenir la cible du gouvernement d'Obama. La nouvelle responsable américaine de la lutte anti-monopole l'affirme : le danger, ce n'est plus Microsoft, c'est Google. Qu'en pensez-vous?Mi-janvier, la Commission européenne a bouclé son enquête sur les méthodes de vente d'Internet Explorer, le navigateur web de Microsoft. Extrait de ses conclusions :
"La vente liée de l'Internet Explorer avec Windows, qui a pour effet déquiper de l'Internet Explorer 90% des PC dans le monde, porte préjudice à une concurrence par les mérites entre navigateurs web concurrents dès lors quelle confère à lInternet Explorer un avantage artificiel en matière de distribution.
L'omniprésence d'Internet Explorer incite artificiellement les fournisseurs de contenu et les développeurs à concevoir des sites web ou des logiciels essentiellement pour lInternet Explorer, ce qui risque, à terme, de compromettre la concurrence et linnovation en matière de fourniture de services aux consommateurs."
La Commission avait été saisie par les créateurs du navigateur Opera. Début février, Firefox s'était associé à la procédure.
Et mardi, Google a annoncé sur son blog officiel qu'il les rejoignait. Mais est-il vraiment le mieux placé pour défendre la libre concurrence?
Aux Etats-Unis, Obama contre Google ?
C'est à Christine Varney qu'il reviendra de répondre à la question. Cette avocate a été choisie par Barack Obama pour diriger la lutte contre les pratiques anti-concurrentielles au ministère de la Justice. Et en juin dernier, lors d'un colloque à l'American Antitrust Institute, elle semblait déjà avoir arrêté son opinion:
"Pour moi, Microsoft, c'est le siècle dernier. Le problème, ce n'est pas eux. Mais il reste un problème potentiel - avec Google."
Christine Varney se montrera peut-être plus modérée dans ses fonctions officielles. Mais à l'époque, elle s'inquiétait ouvertement d'un risque de monopole sur le marché en plein développement du "cloud computing". Selon elle, l'abandon des logiciels traditionnels (comme ceux de Microsoft) au profit de systèmes en ligne rendra Google incontournable :
"Si toutes les entreprises se mettent au "cloud computing" et si une seule société leur offre une solution complète, vous allez voir se répéter la situation qu'on a connue avec Microsoft."
Depuis, l'inquiétude provoquée par les pannes de Google et de Gmail a démontré la dépendance d'une bonne partie des internautes à l'égard de l'entreprise.
Et pour imposer sur le marché son navigateur Chrome, Google serait même prêt à adopter les pratiques de vente liée qu'il combat à Bruxelles. Dans une interview au Times, le vice-président de Google semble s'inspirer de l'exemple de Microsoft et d'Internet Explorer :
"Nous allons probablement commencer des partenariats de distribution. Il se pourrait que nous travaillions avec des fabricants afin qu'ils vendent des ordinateurs sur lesquels Chrome serait pré-installé."
Selon vous, Google va-t-il se transformer en nouveau Microsoft ?