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Christine Lagarde s'est exprimée devant les journalistes au côté de la ministre du logement Christine Boutin à l'issue d'une réunion à Bercy avec des représentants des six principaux réseaux bancaires.
Le 21 octobre, a rappelé Mme Lagarde, les établissements avaient pris l'engagement d'examiner au "cas par cas" la situation des bénéficiaires d'un prêt relais en difficulté et d'apporter des réponses concrètes. "J'ai demandé le même type d'engagement aux établissements bancaires en ce qui concerne les emprunteurs" qui subissent pendant une période donnée une baisse de revenus causée par "de l'activité partielle et "du chômage partiel", a-t-elle dit.
S'agissant des clients ayant contracté un prêt relais, les banques se sont engagées à n'appliquer aucune pénalité en cas d'allongement de la durée du prêt ou de report des échéances pour faciliter le dénouement d'une opération d'achat revente. De la même façon, elles ont promis de procéder "sans pénalité" à des aménagements de crédits si les emprunteurs sont victimes de chômage partiel.
Les bénéficiaires de prêts relais en difficulté représentent une "portion très faible de clients emprunteurs des banques", a affirmé Mme Lagarde, en soulignant que le gouvernement n'avait cependant "pas de données chiffrées précises".
Pour cette raison, le gouvernement a demandé à la Banque de France d'établir tous les trimestres un "rapport" sur la situation des crédits relais et du traitement qui leur est appliqué. "Nous espérons avoir un premier résultat (...) au plus tard au début du mois de juin", a-t-elle dit.
Aux yeux de Serge Maître, la "crise exige des moyens plus adaptés que des recours au cas par cas. Ce qu'il faudrait, c'est une décision de suspendre" pendant 12 mois "les obligations de paiement des crédits relais pour tous ceux qui n'ont pas trouvé d'acheteur, dès lors qu'ils ont baissé le prix au niveau de la valeur du prêt" et en ont fait état dans au moins trois agences immobilières. Dans le même temps, a-t-il plaidé, "il faudrait que l'Etat vienne à cautionner les créances bancaires de manière à permettre aux établissements de se refinancer".
Au cours de la rencontre à Bercy, les banques se sont également engagées à désigner "une personne contact" au niveau central de chaque établissement pour "régler les difficultés" sur des crédits relais ou les "difficultés d'aménagement des crédits immobiliers", a précisé Mme Lagarde.
La ministre de l'Economie a par ailleurs annoncé la décision de porter à deux ans -au lieu d'un- "la période dont bénéficient les vendeurs de leur résidence principale" pour profiter de "l'exonération de plus-values".