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FOOTBALL - Coupe de l'UEFA - 8es de finale

Les sifflets qui ont accompagné mercredi soir la sortie des joueurs de St-Etienne après leur élimination en 8e de finale de la Coupe de l'UEFA exprimaient tout autant la frustration d'un nul insuffisant à Geoffroy-Guichard (2-2) que le soupçon - à tort ou à raison - que tout n'avait pas été fait pour éviter une telle issue. Malgré ses rectificatifs ultérieurs, la franchise d'Alain Perrin après la défaite à Grenoble, dimanche (1-0), ne cachant pas son peu d'envie de voir son équipe poursuivre son aventure européenne, a troublé les supporters, sevrés de joutes continentales depuis plus d'un quart de siècle et gâtés par un parcours enviable (six victoires, trois nuls et une seule défaite 1-0 la semaine dernière au Weserstadion). Le scénario du match, avec un but précoce du Werder Brême, a finalement moins confirmé l'idée que les Verts auraient fait une croix sur ce 8e retour que montré le long chemin qui attend les 18es de L1 pour sauver leur place dans l'élite.

 

Malgré une défense à cinq inattendue, St-Etienne n'a pu éviter une entame calamiteuse de son arrière-garde. Sur le premier corner de la partie, l'immense défenseur international autrichien Sebastian Prödl, totalement oublié dans la surface stéphanoise, s'est fait un plaisir de transpercer Jérémie Janot (6e). Ainsi cueillie à froid, l'ASSE devait inscrire trois buts pour renverser la situation sur l'ensemble des deux matches. Autant dire que l'affaire se présentait mal. Elle avait bientôt tout du pari impossible après une tête plongeante gagnante de Claudio Pizarro sur un caviar du gaucher Mezut Özil entre deux défenseurs Verts (27e). A 2-0 à la pause, ''Sainté'' n'avait plus que son «orgueil» (David Sauget) à défendre dans une deuxième période désertée par le Werder, conscient que la qualification était largement acquise. Yohan Benalouane de la tête sur un mauvais renvoi de la défense allemande (64e) puis Sébastien Grax sur une frappe croisée dans le temps additionnel (90e?2) donnaient à la sortie des Verts des contours moins cruels.

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