Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Actus, news, en france, en eure et loir, et dans le monde. Vu sur le web,et lu dans la presse locale.

Publicité

Les stéroïdes s’invitent sur le terrain du foot pro

L’information avait fuité dans la presse hier matin au moment où l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage), par la voix de son président Pierre Bordry dressait ses bilans pour 2008. Cent-trente-huit prélèvements capillaires ont été réalisés récemment par l’agence. Des traces de DHEA ont été trouvées sur 7 joueurs de foot (Ligue 1 et Ligue 2), sur 32 joueurs contrôlés. Cinq rugbymen (Top 14 et Pro D2) sur trente contrôlés présentent des traces de cette même hormone. 4 cyclistes sur 37 sont dans le même cas. Et 3 athlètes parmi les 22 contrôlés sont aujourd’hui fichés comme utilisateurs de la DHEA.

C’est quoi, au juste ? Une hormone stéroïdienne aux effets bénéfiques sur la masse musculaire et le moral «avec des effets anabolisants et une meilleure utilisation des graisses», selon le professeur Michel Rieu, conseiller scientifique de l’AFLD. Bref, une sorte de sirop typhon, ou si l’on veut du «Gibolin», mais interdit selon le code l’Agence mondiale antidopage, hors et pendant les compétitions. A noter que ces contrôles ont été pratiqués de façon inopinée. Interdite de vente en France et accessible sur le Net, la DHEA possèdes des vertus rajeunissantes. A forte doses, cette hormone conduirait tout droit à la fameuse «rage stéroïdienne», ou «pétage de plomb». Ces analyses antidopages pratiquées «à partir de mèches de cheveux prélevées montre une utilisation préoccupante de la DHEA dans le football et le rugby», a commenté Pierre Bordry, qui a décroché son téléphone pour alerter Bernard Laporte, fédérations et ligues concernées «ainsi que les médecins fédéraux». Pour une fois, le cyclisme est moins montré du doigt et ferme la marche avec l’athlétisme. Bordry prévient toutefois qu’il ne faut «pas en tirer de statistiques» et que ces prélèvements ne déboucheront pas sur des sanctions : «Il s’agit d’une mise en garde. Nous n’ouvrirons pas de procédures disciplinaires mais cela signifie : cessez d’utiliser ces produits.» A 500 euros l’analyse de la mèche, l’AFLD va vite puiser dans ses caisses.

Grosse bête. Le sport le plus touché est donc le football avec 28 % des cas. Ce qui signifie que le football et le rugby sont également mangés par la grosse bête du dopage. Au total, l’AFLD a procédé à 10 330 contrôles en 2008. Prenons le sport automobile : 7 analyses positives sur 47 contrôles (14,8 %). Où l’on trouve 5 contrôles positifs aux diurétiques, un au glutocorticoïde et un cas «cannabinoïde». Le rugby à XV ? 274 contrôles et 7 analyses positives (2,5 % des cas : 6 cas positif au cannabis et un au stanozolol (anabolisant). Le foot ? 651 contrôles et 11 positifs (1,7 %), avec 8 cas de cannabis. Le hand ? 9 analyses positives sur 503 contrôles. Mais un record du monde à 12 000 ng/ml. «Cela revient à fumer 6-7 joints par jour», estime Michel Rieu, assez dubitatif. Ou alors c’est l’effet pipe à eau… Le hockey sur glace se défend : 10 contrôles positifs sur 68 contrôles diligentés avec deux cas aux anabolisants et sept au cannabis (14,6 %).

Prélèvements. En marge de ce bilan, l’AFLD dit avoir procédé au contrôle de Lance Armstrong, lundi, à la sortie de l’entraînement, dans le pays niçois. Selon Jean-Pierre Verdy, directeur du département des contrôles, et qui précise «n’avoir pas accès aux données de l’Union cycliste internationale dans le cadre du passeport biologique», trois prélèvements ont été réalisés sur l’Américain (sanguin, urinaire et cheveux) : «Avec échantillons A et B. S’il y avait contestation nous ouvririons alors les échantillons B devant les personnes qu’il aura mandatées.» Jean-Pierre Verdy a avoué travailler à l’ancienne : «C’est en lisant la presse régionale que nous avons appris qu’Armstrong s’entraînait sur ces routes. Nous l’avons donc suivi et nous lui avons demandé de se soumettre à ces contrôles.»

Samedi, Lance Armstrong sera sur la classique italienne Milan-San-Remo et ne coupera pas aux contrôles : «Le Comité national olympique italien met le paquet, et avec eux nous travaillons main dans la main.» On sentait chez le directeur des contrôles la joie du chasseur qui tire le phacochère dans le maquis. Notons pour être complet que c’est ce même Verdy, et son équipe, qui ont tué le cobra Ricco, à coup de talons, positif l’an dernier sur le Tour. Pour la première fois, avant-hier dans L’Equipe, Lance a lâché que seul «un événement familial» pourrait le faire renoncer au Tour.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article