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Tollé en France contre les stock-options de la Société Générale

L'attribution de stock-options à quatre dirigeants de la Société générale a suscité l'indignation de Nicolas Sarkozy et de personnalités de la majorité. La banque a ensuite effectué un recul sur la question.

"Les bonus, les stock-options, les rémunérations exceptionnelles, ce n'est pas admissible quand il y a des aides publiques", a dit le chef de l'Etat, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un conseil européen à Bruxelles.

Visant des annonces faites jeudi par la Société générale, sans nommer la banque, il a estimé que de tels dispositifs pour un "mandataire social, ce serait un scandale".

Auparavant, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, avait parlé d'un geste "indécent" et Xavier Bertrand, patron de l'UMP, le parti majoritaire, avait évoqué une mesure "bizarre" et demandé des éclaircissements.

Le groupe bancaire a ensuite annoncé un changement concernant ces stock-options afin, dit-elle, de retrouver la "sérénité" dans ce débat.

Théâtre en 2008 d'un des plus grands désastres de trading de l'histoire de la finance avec l'affaire Kerviel, qui lui a coûté 4,9 milliards d'euros, frappée par la crise des "subprimes", la banque a perçu 1,7 milliard d'euros de l'Etat en décembre.

"Afin de favoriser un retour à une plus grande sérénité dans le débat sur la rémunération à long terme des dirigeants, les mandataires sociaux du groupe s'engagent à renoncer à lever ces stock-options tant que Société générale bénéficie d'un appui en fonds propres de l'Etat", dit-elle dans un communiqué.

Ces stock-options concernent Frédéric Oudéa, directeur général, Daniel Bouton, président de la banque, qui devaient recevoir respectivement 150.000 et 70.000 titres, Didier Alix et Séverin Cabannes, directeurs généraux délégués, 50.000 titres.

Le prix d'exercice était fixé à 24 euros, proche des bas niveaux actuels du cours de l'action. Le principe des stock-options permettrait aux quatre dirigeants d'empocher la différence éventuelle entre ce chiffre et la valeur du titre dans trois ans, délai fixé par la SocGen pour leur exercice.

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