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Foot - Equipe de France - Elim. CM 2010

Faut-il craindre la Lituanie ?

Deux ou trois choses à savoir sur l'adversaire que les Bleus croiseront ce soir et mercredi sur la route des qualifications... Les deux matches de 2007 entretiennent l'impression d'une familiarité. Mais la nation balte a changé de sélectionneur et, avec lui, de division.

 

DES RESULTATS QUI LA RENDENT CREDIBLES

Deuxième du groupe 7 avec trois victoires, un bilan que la France lui envie, la Lituanie, qui ne s'est jamais qualifiée pour une grande phase finale, a changé de braquet ces derniers mois. Deux résultats crédibilisent son profil : la victoire en Roumanie (3-0) le 6 septembre dernier, suivi d'un succès contre l'Autriche le 11 (2-0). Cela dit, l'équipe balte a eu du mal à rester sur cette lancée. Depuis, elle a été corrigée en Serbie (0-3) et n'a battu que les Féroé (1-0) et Andorre (3-1). Sa capacité de nuisance contre les grandes nations existe bien, mais elle ne date pas d'aujourd'hui. L'Italie tout juste championne du monde lui avait concédé un nul à Naples en 2006 (1-1), l'Espagne avait quasiment touché le fond à Vilnius en octobre 2004, l'obligeant à passer par les barrages pour le Mondial allemand (0-0), et l'Allemagne ne l'avait pas battue à Nuremberg à l'automne 2003 (1-1).

 

UN ETAT DE FORME ALEATOIRE

La Lituanie va affronter les Bleus handicapée sur ses points forts. L'un de ses meilleurs joueurs, l'attaquant de la Sampdoria Marius Stankevicius, est absent en raison d'une inflammation de la voûte plantaire du pied gauche. Le milieu Linas Pilibatis, devenu en quelques mois la plaque tournante du milieu, est suspendu. Le buteur de Livourne Tomas Danilevicius (3 buts en 6 matches depuis le début des qualifications) est handicapé depuis la mi-février par une blessure à la cuisse droite. Il s'est entraîné avec parcimonie cette semaine. Il débutera, mais à cours de compétition. Enfin, la plupart des joueurs baltes évoluent dans des Championnats qui observent une trêve à cette période de l'année et manqueront, eux aussi, de rythme.

 

COUCEIRO, L'HOMME DE LA REFORME

Son physique, son assurance, son parcours et une certaine parenté d'esprit font penser à José Mourinho. Le sélectionneur de la Lituanie, le Portugais José Couçeiro, nommé en août dernier après le septennat d'Algimantas Liubinskas, a entrepris de faire faire un bond en avant au football lituanien et son message est reçu avec enthousiasme par ses joueurs. «Il y a deux ans, la Lituanie avait joué pour ne pas perdre. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est d'avoir toujours une attitude positive» a indiqué l'ancien mentor du FC Porto et des Espoirs portugais, vendredi. Tous ses discours, cette semaine, ont consisté à dire que la Lituanie avait mis en place un plan de jeu pour gagner, pour marquer, pour profiter des faiblesses des Bleus (coups de pied arrêtés défensifs, stérilité sur ses deux derniers matches) et ne pas leur laisser la maîtrise du ballon. Couceiro rappelle à l'envie qu'il n'aime pas le jeu direct et que la Lituanie, aussi, doit jouer.

 

CE QU'EN PENSENT LES BLEUS

Si, depuis dix jours, Raymond Domenech maintient que «quoi qu'on en dise, la Lituanie n'est pas une équipe qui ferme le jeu», ses joueurs restent sur les impressions des deux difficiles victoires de 2007 (1-0 à Kaunas et 2-0 à Nantes). «C'est une équipe très rigoureuse qui se replace bien, impose un combat physique et qui aura son classement à défendre, pense Henry. Elle sait aussi jouer au ballon.» «Elle évoluera peut-être en contre, suggère Clichy. Je les ai vus à domicile avec cinq milieux et une seule pointe. C'était assez défensif, éloigné d'un 4-3-3. Je m'attends à quelque chose proche de ça.» Nasri résume : «En terme de qualité, je ne pense pas qu'il faille redouter ce match. Il faudra les priver de ballon pour les faire courir, c'est clair, grâce à une qualité technique supérieure.» Mais le Marseillais, cette semaine, était aussi à peu près le seul à reconnaître que les conditions de jeu pouvaient niveler les valeurs.

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