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Le bilan paraît peu flatteur pour les responsables politiques. Attention aux raccourcis historiques, met cependant en garde la sociologue au CNRS Chantal Nicole-Drancourt. 'On ne peut comparer la situation des jeunes en 1970 et dans les années 2000. Il y a quarante ans, une majorité d'entre eux n'était pas scolarisée : ils étaient salariés ou occupaient une activité non salariée dans un cadre familial artisan, commerçant ou rural. C'est aujourd'hui le contraire.' Par ailleurs, nuance la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), si l'on prend en compte tous les jeunes de 15 à 24 ans, y compris ceux qui étudient, le taux de chômage n'est plus de 21,2 % mais de... 7,3 %. C'est ce chiffre qu'il faut retenir pour les comparaisons internationales, affirment les spécialistes. Enfin, ajoute Mme Nicole-Drancourt, seule une partie des jeunes au chômage pose vraiment problème.
Qu'il s'agisse de 21,2 % ou de 7,3 %, la France fait moins bien que ses voisins. 'Elle est la lanterne rouge du chômage des jeunes, regrette Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric et ardent défenseur de l'apprentissage. Je mets les mesures de droite et de gauche dans le même sac. C'est de l'aspirine. Cela ne peut en aucun cas guérir ce cancer social qu'est le chômage des jeunes.'