Actus, news, en france, en eure et loir, et dans le monde. Vu sur le web,et lu dans la presse locale.
Eric Gerets redoute le déplacement de l'OM à Lille, dimanche en match de clôture de la 33e journée de Ligue 1. Car pour l'entraîneur marseillais, Michel Bastos n'est pas la seule arme des Nordistes.ERIC GERETS, l'OM pourrait-il se contenter d'un nul à Lille dimanche ?
E.G : Si on fait match nul là-bas, on peut être très contents ou... très déçus. Ça va dépendre du déroulement du match. Si on peut, on va pousser pour l'emporter ou alors défendre pour tenir le nul. Mais on va d'abord essayer de jouer notre jeu. Ensuite, s'il y a des changements à effectuer, on les fera.
Une défaite remettrait-elle tout en cause ?
E.G : Je ne vais tout de même pas prendre un fusil et tirer sur mes joueurs s'ils perdent ! Il n'y aurait plus personne pour le prochain match (rires). Plus sérieusement, si on parvient à faire un bon résultat là-bas, Lille sera éliminé. C'est sûr. On garderait alors notre avance sur eux. On peut même arriver à faire encore mieux et à prendre des points sur Bordeaux car ils ont un match difficile à Rennes. Mais si ce sont eux qui gagnent et que nous autres ne faisons que match nul, les deux équipes seraient alors à égalité. Et cette journée ne serait donc pas décisive pour nous.
A quel niveau situez-vous les Lillois ?
E.G : Ils ont montré deux visages ces derniers temps : tout d'abord très forts et ensuite moins bien lors de leur dernier match.
Quels sont les joueurs que vous craignez le plus ?
E.G : Tout le monde sait qu'à Lille il y a Bastos, l'un des meilleurs joueurs du championnat. Mais il n'est pas seul. Cette équipe est performante sur tous les coups de pied arrêtés. Elle possède de bons tireurs de coup-franc. Il faudra donc éviter de faire des fautes trop près de notre but.
A chaque match, la pression monte un peu plus. Comment vivez-vous cette situation ?
E.G : Etre dans la peau des favoris ne me pèse pas. Ça me fait même plutôt plaisir. Je pense que c'est la même chose pour les joueurs. Et puis nous sommes dans une position très agréable. Cette avance au classement, c'est davantage de motivation et d'adrénaline. En revanche, le stress est sur toutes les équipes de tête. Marseille n'est pas la seule à être sous pression.
Les nombreuses blessures commencent-elles à vous inquiéter ?
E.G : C'est un peu embêtant. En tant qu'entraîneur, j'espère toujours avoir toute l'équipe pour la dernière ligne droite. Mais c'est vrai que ce n'est pas le cas en ce moment. Bonnart et Taiwo sont blessés alors qu'ils ne l'avaient pratiquement jamais été cette saison.
Sylvain Wiltord est lui aussi blessé. Est-il gravement touché ?
E.G : Il s'est blessé à la fin de l'entraînement de vendredi. C'est un problème aux adducteurs. C'est vraiment dommage car il était bien revenu ces derniers temps, notamment à Lorient. Il se blesse à moment important de la saison. A cause de cette blessure, je dois repenser l'équipe.
Vous pouvez en revanche compter sur Karim Ziani et Mamadou Niang...
E.G : C'est grâce au staff médical si les joueurs sont rétablis aussi vite. Avec eux, c'est un rêve. Ziani a été remis sur pied très rapidement. Ce n'est pas un miracle, mais le travail du staff tout entier. Je suis très content de pouvoir compter sur eux. Ils sont tous très compétents. Car quand un joueur est blessé, ils s'occupent de lui. Un travail personnalisé est mis en place avec lui. Le joueur n'est pas tout seul à se débrouiller. C'est grâce à tout ça s'ils reviennent aussi vite sur le terrain.
L'absence de Lorik Cana (suspendu) est-elle très préjudiciable pour l'OM ?
E.G : C'est un petit scandale cette suspension. C'est dommage car j'ai revu au moins 25 fois l'action et les arbitres se contredisent. Après, il y a des coups... Lorik va beaucoup nous manquer car sur le terrain, c'est mon bras... Vous savez, il n'est pas capitaine pour rien. Mais on a démontré que l'on savait trouver des solutions pour le remplacer. Je peux mettre M'Bami à sa place ou Kabore s'il n'est pas arrière droit.
Pensez-vous avoir suffisamment de solutions pour pallier toutes ces absences ?
E.G : Quand on regarde le secteur offensif, on peut changer des joueurs sans que la qualité de jeu baisse. Mais en défense, notamment sur le côté gauche, on est un peu en difficulté. Il faut progresser de ce côté-là. C'est en tout cas assez dommage que certains ne puissent pas être là aujourd'hui. Mais ils ne doivent pas penser qu'ils sont écartés du groupe. Ils font partie de l'équipe. On ne peut pas gagner un championnat seulement à onze joueurs. Le banc joue un rôle très important. Il ne faut donc laisser personne de côté.
Annoncerez-vous votre décision de rester à l'OM le 30 mai prochain ?
E.G : J'ai lu cette information. Mais je ne confirme rien. J'attends que Paul (Le Guen est aussi en fin de contrat, ndlr) le dise avant moi...