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La journée de mercredi a livré de nombreux enseignements en plus du nom des qualifiés pour les huitièmes. Du côté des favoris, l'impression laissée par Rafael Nadal pour un premier tour a été très convaincante. Roger Federer, lui, a maîtrisé son sujet, tandis que le scoop est venu de l'explosion en plein vol d'Andy Murray. Chez les outsiders, Verdasco, Del Potro et Wawrinka ont tenu bon, mais Davydenko et Ferrer ont coulé. Dans le camp tricolore, Richard Gasquet a brillé, Gilles Simon a dû lutter et Paul-Henri Mathieu a fini par craquer. Tout comme Florent Serra et Jo-Wilfried Tsonga.
Nadal déjà bien en jambes
Rafael Nadal n'a pas connu le même sort qu'en 2008 à Rome. Débarrassé des problèmes physiques qui l'avaient handicapé face à Ferrero l'an dernier, le n°1 mondial a remporté son premier match, face à l'Italien Andreas Seppi (6-2, 6-3). Vainqueur à Monte-Carlo et à Barcelone, l'Espagnol a semblé déjà très bien dans son jeu avec un service plus efficace et des coups déjà très tranchants pour un premier tour, à la différence de sa semaine sur le Rocher. Au prochain tour, il retrouvera Robin Söderling. Si le Suédois n'est pas à son meilleur sur cette surface, sa puissance de feu, dans un bon jour, peut faire mal. Ce match pourrait se jouer sous tension entre deux joueurs qui sont loin de s'apprécier. Le n°2 mondial, lui, a parfaitement géré son sujet face au grand serveur croate Ivo Karlovic. Roger Federer l'a emporté en deux sets (6-4, 6-4) et retrouvera désormais son tombeur de 2008, Radek Stepanek.
Des têtes sont tombées
La journée n'a pas été simple pour tous les favoris. En premier lieu évidemment pour Andy Murray, qui a raté son entrée en lice face à l'Argentin Juan Monaco (1-6, 6-3, 7-5). Le quatrième joueur mondial, qui chasse une place sur le podium, a prouvé qu'il n'était pas à l'abri sur cette surface. (En savoir plus). Mais Murray n'a pas été le seul ambitieux à passer à la trappe. Nikolay Davydenko, battu par Jurgen Melzer (7-5, 7-6[5]) a également pris la porte. David Ferrer, lui, a subi le même sort qu'en 2008 : battu en finale par Nadal à Barcelone, il a été éliminé d'entrée à Rome. Cette fois c'est Paul-Henri Mathieu qui l'a bouté hors du tournoi (6-3, 2-6, 6-2). Fernando Verdasco, lui, a tremblé, mais s'est tout de même défait de Mardy Fish (6-4, 5-7, 6-3).
Gasquet et Simon seuls rescapés
Paul-Henri Mathieu avait donc bien commencé sa journée. Seulement le Français a dû enchaîner avec un deuxième match en fin de programme du fait du retard suite aux averses de la veille. Tout s'est déroulé parfaitement jusqu'à 6-3, 4-2 contre l'Allemand Mischa Zverev. Ensuite, le Français a vu son adversaire revenir puis arracher le deuxième set, et a fini par s'effondrer (3-6, 7-6[5], 6-0). Florent Serra, lui, a livré une belle bataille face à Stepanek mais s'est incliné (7-6[1],4-6, 7-5).
Richard Gasquet et Gilles Simon seront donc les deux derniers Tricolores en lice. Le premier a sorti un très bon match pour écarter dans un premier temps Jo-Wilfried Tsonga (7-6[2], 6-4) avant de devoir s'extirper (6-2, 1-6, 6-4) des griffes d'Ernests Gulbis. Ce dernier a parfois exploité le talent qui en a fait un quart de finaliste à Roland-Garros mais manque encore trop de constance. Gasquet, qui a fait appel au kiné pour des douleurs au coude droit, devra avoir récupéré pour défier Fernando Verdasco. Il a dans tous les cas démontré un niveau de jeu en forte hausse et une belle détermination. Gilles Simon, lui, a souffert contre Fabio Fognini (6-7[6], 6-2, 6-3) avec notamment une avance de 6-2 gaspillée dans le jeu décisif du premier set. Se forçant à être un peu plus agressif, Simon a finalement arraché son billet. S'il ne s'est pas montré souverain, il a assuré le principal et aura un très bon coup à jouer face à Zverev.