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En situation de reprendre cinq points d'avance sur Bordeaux, Marseille va jouer samedi contre Toulouse son premier match depuis l'annonce du départ d'Eric Gerets (21h00). Plus tôt (19h00), Lyon, en visite à Valenciennes, aura à coeur de conforter sa troisième place avant PSG - Rennes, dimanche. Lille sera à Lorient tandis que Nantes, Saint-Etienne et Caen n'auront pas le droit à l'erreur à domicile.
Ils ont tous parlé, expliqué, justifié. Tous ? Depuis l'annonce par Eric Gerets de son départ à la fin de la saison, Robert Louis-Dreyfus, l'actionnaire de Marseille, Pape Diouf, son président, et les joueurs, le capitaine Lorik Cana en tête, ont joué tour à tour leur partition, réaffirmant leur ambition commune pour le titre et la même volonté que l'"affaire Gerets" ne vienne pas la contrarier. La parole sera samedi soir à un autre acteur du microcosme marseillais, «le peuple Provençal», selon l'expression de Michel Vauzelle, le président PS de la Région Paca, l'une des nombreuses personnalités politiques locales à s'être également exprimé lors de cette folle semaine. Même La Provence, observatrice historique des soubressauts olympiens «n'ose imaginer l'ambiance» au Vélodrome contre Toulouse. Une chose est sûre : chaque signe de faiblesse côté OM sera disséqué et interprété à l'aune du clap de fin programmé du sorcier belge, largement soutenu, y compris sur Facebook (!), par les supporters de l'OM. Un revers contre le TFC après six victoires de rang et la drôle de crise serait brandie en guise d'analyse...
L'adversaire lui-même y voit une possible ouverture, à l'image d'Etienne Didot. «Le public sera chaud, alors si on peut refroidir l'atmosphère...», glisse malicieusement le métronome toulousain. Les Violets ont aussi à faire valoir la solidité de leur défense, la meilleure du Championnat (23 buts concédés), et la préservation de leur cinquième place, guignée par Lille, en visite à Lorient où le TFC vient d'arracher un point (1-1). Face à des Bretons quasiment sauvés (39 points), le LOSC, qui reste sur deux revers (Saint-Etienne et Marseille), a une revanche à prendre pour abandonner une sixième place dont «nous ne voulons pas», dixit l'entraîneur des Dogues, Rudi Garcia. Tout le contraire de Lyon, dont l'objectif minimal demeure la troisième place qualificative pour la C1 qu'il occupe actuellement à quatre points de Bordeaux et six de l'OM. Dans un rôle nouveau pour lui -chasseur- et sans Juninho (adducteurs), l'OL ira à Valenciennes pour rebondir après une pâle collecte de deux points sur neuf possibles et 189 minutes sans but. De Gerland, au match aller, VA avait rapporté un 0-0.
Quinzième avec cinq points de marge sur la zone de relégation, l'équipe d'Antoine Kombouaré fait partie des formations qui vont recevoir trois fois lors des cinq dernières journées. Mais après Lyon, ce sont Bordeaux et le Paris-SG qui se présenteront à Nungesser. Pour brûler un joker, il est donc urgent d'attendre le plus tard possible. En attendant la visite de Sochaux (16e) à Bordeaux en clôture, dimanche, ses suivants au classement évolueront tous à domicile, samedi. Une occasion à ne pas louper pour Nantes, premier non relégable, face à la lanterne rouge, Le Havre. Ce qu'Alain Perrin, l'entraîneur de Saint-Etienne (18e), traduit, avant la réception de Nancy à Geoffroy-Guichard, par un laconique : «Plus le droit à l'erreur». Caen, qui n'a plus gagné à d'Ornano depuis le... 22 novembre, pourrait aussi faire sien ce leivmotiv avant d'accueillir Le Mans, qui doit encore grappiller pour rester en L1. Grenoble - Nice et Monaco - Auxerre, enfin, intéressent quatres clubs classés de la 8e à la 11e place et dont le dernier challenge est la meilleure place possible.