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Arsenal et Manchester United se retrouvent mardi en demi-finale retour de Ligue des champions (20h45). Alex Ferguson a gagné la bataille tactique de l'aller contre Arsène Wenger (1-0). Pour les deux hommes, cette C1 est un défi intime.
C'est un score de tennis. Quinze partout. Au matin de la demi-finale retour de Ligue des champions qui opposera Arsenal à Manchester United mardi (20h45), Alex Ferguson et Arsène Wenger ont remporté l'un contre l'autre exactement le même nombre de matches depuis qu'ils sont adversaires sur les terrains anglais. La victoire de MU à l'aller (1-0) a permis à l'Ecossais d'égaliser dans son duel à distance face au Français. Un match nul, ce soir, ferait ses affaires. Pour une fois, ce serait une vraie victoire. Cela s'est déjà produit huit fois dans le passé. L'homme de 67 ans et le manager de 59 ans savent surtout que l'occasion de disputer une finale de C1 ne tombe pas tous les quatre matins. L'un et l'autre ont des raisons intimes de vouloir mener leur club au titre suprême.
Alex Ferguson, «qui en est à la séance de tirs au but de sa carrière de manager», ne sait pas quand il arrêtera. Cela pourrait très bien arriver cet été, à en croire ses récentes déclarations à L'Equipe Mag. Ferguson a déjà tout gagné. Notamment deux C1, en 1999 et 2008. Mais il a confié hier en conférence de presse qu'il aurait aimé tirer d'autres paires de ''grandes oreilles'' durant son mandat, pour faire de MU l'égal de Liverpool ou du Milan. Son projet, avec la dernière grande génération qu'il a réussi à construire, consiste à devenir la première équipe à remporter la Ligue des champions moderne deux saisons consécutives. Personne ne l'a jamais réalisé. Cette perspective le motive comme un jeune homme, il ne le cache pas depuis le match aller.
Arsène Wenger, lui, pourrait quasiment considérer comme une revanche personnelle une victoire d'Arsenal en Ligue des champions. Jamais, en treize années à Londres, l'ex-entraîneur de Monaco n'avait été aussi contesté dans l'exercice de ses fonctions que cette saison. Avec le retour de Fabregas dans l'équipe, sa politique consistant à porter un noyau dur de jeunes joueurs vers l'excellence a retrouvé de la vigueur. En 2006, quand les Gunners avaient atteint la finale, Marcelo Lippi - qui deviendrait bientôt champion du monde - avait souligné qu'il voyait là le vrai chemin à suivre pour les grosses écuries de son pays. Wenger a perdu trois finales de Coupe d'Europe (C2 avec Monaco en 1992, C3 avec Arsenal en 2000, C1 avec Arsenal en 2006). Il n'en a jamais gagné. La Ligue des champions est le seul trophée qu'Arsenal peut remporter cette année. Le seul événement qui pourrait assouvir sa soif de titres.
Ces deux personnalités fortes ont mis en veilleuse leurs guéguerres d'antan. Les deux techniciens ont même laissé affleurer, à la veille du match aller, deux sensibilités assez proches sur le contenu du match à venir. Ferguson avait gagné la bataille tactique, en alignant trois milieux récupérateurs et Tevez plutôt que Berbatov. Cela avait privé Arsenal de son oxygène : son dynamisme au milieu. La réplique de Wenger est attendue ce soir à l'Emirates. Un retour au 4-4-2 n'est pas à exclure. Le chaînon Van Persie, seul à-même de lui permettre de le faire, était apte aux dernières nouvelles. Ferguson et Wenger avaient annoncé que le match retour serait hot. Aux leurs de jouer.
Les équipes probables :
ARSENAL : Almunia - Sagna, Touré, Silvestre, Gibbs - Diaby, A. Song - Walcott (ou Van Persie), Fabregas, Nasri - Adebayor.
MANCHESTER UNITED : Van der Sar - O'Shea, Ferdinand, Vidic, Evra - Fletcher, Carrick, Anderson - C. Ronaldo, Tevez, Rooney.
source: msn sport