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Interrogée sur l'augmentation de capital lancée par le voyagiste cette semaine et qui rendrait une reprise plus difficile, l'homme d'affaires affirme qu'"au fond, cette augmentation est une bonne nouvelle". "Elle amène à s'interroger sur la viabilité du Club qui perd régulièrement du chiffre d'affaires et supporte une lourde dette", estime-t-il, et "en tout cas elle nous pousse à écourter le délai de réflexion que nous avions fixé à fin juin".
"Trois ou quatre fonds amis sont prêts à me suivre dans cette opération. Et je dispose du soutien d'actionnaires du groupe qui en ont assez de voir fondre leurs investissements depuis cinq ans", déclare Bernard Tapie, qui assure toutefois que "nous n'avons pas acheté un seul titre. Je ne possède pas même une action" du tour-opérateur.
Il critique d'ailleurs la CDC qui selon lui "cautionne une stratégie qui n'a pas fait ses preuves et qui va perdurer". "N'y a-t-il pas d'autres urgences économiques pour la Caisse des dépôts? Je serais étonné que Bercy ne partage pas mon point de vue."
Bernard Tapie affirme qu'il ne désire "sûrement pas" diriger le Club Med. "Nous souhaitons une position de référence et participer à la relance du Club", dit-il, expliquant qu'il "changerai(t) le produit vacances actuellement proposé" car "les gens (...) veulent du sur-mesure". Il proposerait donc "un nouveau modèle, des nouveaux produits. Par exemple, des formules pour les familles recomposées". "Le concept du Club Med doit être affiné, niche par niche, village par village, pays par pays", insiste-t-il.
"Les Bronzés, c'est fini", ajoute Bernard Tapie, "au lieu de prendre des amateurs, il faut s'appuyer sur des professionnels comme les intermittents du spectacle et d'anciens sportifs", "et tout cela, il faut le faire savoir avec des porte-parole à forte notoriété".