Actus, news, en france, en eure et loir, et dans le monde. Vu sur le web,et lu dans la presse locale.
L'équipe de France a été bien meilleure que mardi face au Nigeria (0-1), et a battu la Turquie grâce à un penalty de Benzema, vendredi à Lyon (1-0). Elle a longtemps évolué à dix contre onze. Il a manqué le réalisme.
Comme un symbole de son inconstance, de son incontestable potentiel et de ses absences répétées, l'équipe de France a envoyé un message, vendredi, contre la Turquie (1-0) : il ne faut pas trop s'en faire pour elle. Trois jours plus tôt, contre le Nigeria (0-1), c'est l'impression exactement contraire qui s'était dégagée. L'énigme continue. Le résultat sec est à prendre avec des pincettes. Il a été obtenu à onze contre dix pendant plus d'une mi-temps, et l'expulsion d'Üzülmez pour une faute de dernier défenseur sur Anelka était bien sévère. C'était une Turquie A'. Et Benzema a inscrit le seul but sur un penalty. Le réalisme offensif est décidément un talent que cette équipe n'a pas et cela devra changer pour les chaudes luttes de l'automne.
En même temps, le meilleur joueur turc fut le gardien Volkan Demirel, auteur de plusieurs arrêts décisifs. Pas par hasard. Les Bleus auraient dû gagner ce match par une marge plus importante. Car le contenu, franchement, n'eut rien à voir avec celui de mardi : bon niveau de récupération, déchet technique réduit, du rythme, quelques mouvements bien conduits pour étirer la défense turque et la frapper au coeur. Les hommes de Domenech ont aussi été servis par le tempérament joueur des Turcs, qui ont abandonné quelques espaces dans leur dos. Cela arrive rarement. Beaucoup plus équilibrée qu'à Geoffroy-Guichard, où le côté droit Fanni - Rémy avait sombré, mieux outillée au milieu où il n'est pas sûr que le Vieira actuel aurait tenu, la France a au moins donné l'impression d'être une équipe. Les conditions climatiques chaotiques et l'interruption du match à la 75e (voir encadré) n'ont pas fait dévier les Bleus de leur ligne. Neuf joueurs avaient changé entre Saint-Etienne et Lyon. Difficile d'être formel mais il est possible que les absents aient eu tort, cette fois-ci. Lloris donne l'impression de mieux assumer les choses que Mandanda. Abidal fut un vaillant capitaine. Sans deux-trois bavures gourmandes, Mexès serait redevenu un candidat naturel. Ç'a été le Toulalan qu'on aime, l'Anelka qui se bagarre et le Malouda qui a peu d'équivalent à son poste. Les entrants furent Ribéry, Govou et Gignac. Henry et Gallas n'étaient pas disponibles. Ce n'est pas le profil d'une nation absente à la Coupe du monde. Reconstruction ou pas, la route pour l'Afrique du Sud devrait être plus dégagée que ça.
source: msn sport