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Il a pris place pour la conférence de presse d'après-course avec l'air bravache qu'il ne quitte jamais. Comme un gamin très doué, sûr de ses qualités. Encore rouge de l'effort et des effets du soleil méridional, Mark Cavendish est ensuite revenu tranquillement sur sa victoire dans la deuxième étape du Tour de France, dimanche à Brignoles. Sans paraître blasé malgré un palmarès à 24 ans qui compte déjà dix étapes en Grand Tour et Milan - San Remo. Ni fanfaron : son objectif reste de rallier Paris.«Mark Cavendish, pouvez-vous nous raconter le dernier kilomètre de cette étape ?Mes équipiers ont encore fait un énorme travail aujourd'hui. Sous la flamme rouge, j'étais dans la roue de George Hincapie et Mark Renshaw qui m'a déposé à 250 mètres de la ligne. La dernière ligne droite était facile mais avant il y a des passages assez chauds. Heureusement, j'avais huit mecs dans mon équipe qui se sont mis à mon service. Il y a eu aussi cet incident avec Kenny Van Hummel. Son guidon a tapé mon vélo. Cela ne devrait pas arriver sur une course aussi importante.Vous avez déjà remporté quatre étapes du Tour de France l'an dernier. Quel est votre sentiment après cette nouvelle victoire ?Gagner une étape du Tour, c'est toujours un moment fantastique. Quand l'étape est éprouvante comme aujourd'hui, c'est toujours plus facile de récupérer avec une victoire. En plus, je porte le maillot vert. (...). C'est une belle émotion. Bien sûr, c'est l'objectif de n'importe quel sprinteur. Mais ce maillot est plus la récompense d'un sprint réussi qu'un objectif en soi.
Vous gagnez dès la première victoire en ligne. Allez-vous revoir vos objectifs à la hausse pour ces trois semaines de course ? J'avais deux objectifs sur ce Tour de France : le premier est d'atteindre l'arrivée Paris et le deuxième est de glaner le maximum de victories au passage. Mais je ne veux pas trop me projeter. Sur le Tour de France, une victoire est déjà une grande satisfaction. Gagner avec le maillot vert sur les Champs Elysées, c'est mon rêve. Mais pour l'instant, cela reste un rêve.Votre équipe affiche une grande force collective. Comment l'expliquez-vous ? Tous les gars dans l'équipe sont superbes, vraiment intelligents. Je suis vraiment heureux d'avoir gagné. Beaucoup de coureurs ont joué un rôle dans cette victoire. Chez Columbia, nous avons un désir commun de gagner, de l'expérience et du talent. Quand tout se combine bien, ça marche.(Quant à Eric Zabel, conseiller chez Columbia), c'est le sprinteur le plus régulier de sa génération. Grâce à son expérience, j'ai encore progressé cette année. Il a eu une grande importance dans la victoire à Milan - San Remo. On peut dire que la collaboration se passe bien. Avez-vous souffert de la chaleur ? Si quelqu'un doit souffrir de la chaleur, c'est bien un Britannique comme moi. Cela se voit, je suis tout rouge. Mais depuis que je suis installé en Italie, cela s'est amélioré.» - Recueilli par A. T.-C., à Brignoles