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CYCLISME SUR ROUTE - Tour de France - 7e étape

Avec l'aide du vent, Astana a étouffé dans l'oeuf toute tentative de rébellion au cours de l'ascension d'Arcalis, contrôlant plus que jamais le Tour de France. Mais Alberto Contador a livré un solo dans le final pour reprendre l'avantage sur Lance Armstrong.

Même les éléments se liguent avec Astana : le fort vent, souvent de face, qui a soufflé le long des dix kilomètres de l'ascension du dernier col de la septième étape a contribué à la réussite de la stratégie de Johan Bruyneel. «Nous avons voulu imprimer un train soutenu pour éviter les attaques d'Andy Schleck, Cadel Evans et Carlos Sastre», a expliqué le manager d'Astana. Le gros travail de Sergio Paulinho, puis de Yaroslav Popovych, a progressivement écrémé le peloton, éjectant notamment le Maillot Jaune dans les cinq dernières kilomètres, et empêché toute attaque brutale. Surtout que le vent de face désavantageait un homme seul face à un peloton. Après une tentative à trois kilomètres du but, Cadel Evans a dû rentrer dans le rang : «Le numéro d'Astana et le vent m'ont empêché de faire la différence».

La première conséquence de la stratégie d'Astana a été paradoxalement de limiter les dégâts parmi les favoris, comme le symbolise le groupe de onze coureurs qui a passé la ligne à 3'47'' de Brice Feillu. Y figuraient notamment Carlos Sastre, resté à l'abri, Cadel Evans, ramené à la raison, les deux Garmin Bradley Wiggins (5e au général) et Christian Vande Velde, les frères Schleck et les deux Américains d'Astana, Levi Leipheimer et Lance Armstrong. «La montée n'était pas très raide mais le changement de vent a provoqué de nombreux changements de rythme», explique le septuple vainqueur du Tour. Comme les autres favoris, l'Américain a assisté au démarrage saisissant d'Alberto Contador dans les derniers kilomètres avec une pointe d'étonnement. «Tout ne s'est pas passé suivant notre plan, mais je ne suis pas vraiment surpris», a-t-il lancé aux journalistes. L'attaque tardive du grimpeur espagnol ne lui a pas permis de prendre le large : seize coureurs lui ont concédé moins d'une minute.

Lance Armstrong n'a pas voulu se montrer trop impressionné du coup de force d'Alberto Contador : «Quand un coéquipier attaque, je dois courir pour l'équipe et rester dans les roues (...) Mais le Tour est encore long». A la vue du classement, l'Américain a pour l'instant raison de garder son calme : troisième au général, il n'a que deux secondes de retard sur son coéquipier espagnol et garde 1'41'' d'avance sur un garçon comme Andy Schleck (9e) ou 2'44'' sur Carlos Sastre (15e). Rinaldo Nocentini fait un Maillot Jaune intérimaire idéal, même si les Astana ne pourront faire croire qu'AG2R doit désormais prendre les responsabilités de la course. Les quatre leaders d'Astana (Contador 2e à 6'', Armstrong 3e à 8'', Leipheimer 4e à 46'' et Klöden 6e à 54'') auront du mal à se cacher dans l'ombre de l'Italien sans ambition de podium. - A. T.-C., à Arcalis

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