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Le feuilleton Gignac est entré dans une nouvelle phase. L'attaquant du TFC ne s'est pas présenté aux entraînements de lundi. Le joueur tend doucement mais sûrement à engager le bras de fer avec son club mais le président Sadran se montre inflexible.
Le football est ainsi fait et ne respecte plus aucune forme de contrat. Un bout de papier signé au coin d'une table qui n'a finalement que peu de valeur lorsque le sportif choisit de sortir de sa réserve pour exprimer son désir d'ailleurs. Cette introduction n'a rien d'une lente litanie mais confirme le fonctionnement d'un système qui ne respecte plus aucune règle.
André-Pierre Gignac, absent de l'entraînement lundi avec Toulouse, a décidé d'utiliser une méthode connue mais pas forcément valorisante. Sous contrat jusqu'en 2012, le TFC, par la voix de son président Olivier Sadran, a été clair comme jamais : l'attaquant André-Pierre Gignac est intransférable. Le terme est clair et sans équivoque et malgré les relances successives de Lyon et de l'agent du joueur, la porte du bureau présidentiel toulousain est fermée à double tour.
Un gagnant, un perdant ?
Devant la fermeté légitime d'Olivier Sadran, qui avait prolongé Gignac fin janvier 2009, le joueur et son entourage tentent désormais un tour de force. Même si la communication toulousaine laisse à penser que tout va rentrer dans l'ordre avec le temps, l'international français a été convaincu qu'un départ était la meilleure chose pour lui dans l'optique de son évolution de carrière.
A ce petit jeu, toutes les parties peuvent perdre gros. Toulouse de la crédibilité à conserver un joueur sous contrat, André-Pierre Gignac à forcer le destin pour voler sous d'autres cieux et le football qui ne cesse de s'offrir de petites crises. Le marché des transferts se termine le 31 août. D'ici là, nul doute que l'épisode Gignac aura fait couler beaucoup d'encre.
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