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13e étape (Vittel - Colmar) Haussler les a découragés!

L'Allemand Heinrich Haussler a découragé ses adversaires vendredi dans les Vosges pour s'adjuger sous la pluie la 13e étape du Tour de France, sans conséquence pour le classement général toujours mené par l'Italien Rinaldo Nocentini à Colmar.

Il les a écoeurés! A tour de rôle, l'Espagnol Ruben Pérez et Sylvain Chavanel ont dû laisser partir l'Allemand de 25 ans, irrésistible sur les routes détrempées des Vosges et du Haut-Rhin, aussi bien en montée qu'en descente. En tête sur 197 des 200km de cette étape, Haussler a stupéfait son monde. Jusqu'à présent, il était surtout catalogué routier-sprinteur plutôt tourné vers les classiques que vers la moyenne montagne même si, avant le départ du Tour, il confessait espérer «gagner une ou deux étapes, de difficulté moyenne». L'ancien coureur de la formation Gerolsteiner a passé cette saison la vitesse supérieure. Il a expliqué «être un homme totalement différent» depuis cet hiver, a reconnu avoir été «un peu fainéant» par le passé. Les résultats de ce changement? Immédiats. Haussler a frôlé la victoire dans Milan-Sanremo, où il n'a été devancé que par un sprint prodigieux du Britannique Mark Cavendish. Puis, il a pris la deuxième place d'un autre monument du cyclisme, le Tour des Flandres. Même son coéquipier de Cervélo, le Norvégien Thor Hushovd, qui a terminé au sein du premier peloton et a repris le maillot vert du classement par points, a reconnu avoir été «surpris» par Haussler. «J'adore les conditions dures», a expliqué ce coureur puissant, qui a fondu en larmes après cette victoire d'autant plus saisissante qu'obtenue à plus de 40km/h de moyenne. «S'il avait fait 30 degrés, je ne pense pas que j'aurais gagné»

Les favoris sur la réserve

Le froid - 12 degrés au sommet du Platzerwasel -, la pluie, et le vent soufflant avec force ont dissuadé les leaders de prendre des risques offensifs. «Un temps pareil, c'est très difficile pour les attaquants», a souligné Johan Bruyneel. Très content de la tournure des événements, le manageur d'Astana a résumé la journée: «On attendait, on attendait et on n'a rien vu. Pour nous, c'était mieux». Lance Armstrong, très à l'aise, s'est contenté de rester dans les premiers rangs, tout comme Alberto Contador vigilant dans sa roue. Cette passivité des adversaires de l'improbable duo américano-espagnol a laissé de l'espace à d'autres coureurs. Entre autres, Sylvain Chavanel, longtemps aux côtés de Haussler mais victime d'une fringale dans la dernière heure de course. Brice Feillu, la révélation française de ce Tour, a connu le même problème à l'approche de Colmar après être parti en contre-attaque avec l'Espagnol Amets Txurruka, qui est allé conquérir la deuxième place de l'étape à plus de 4 minutes de Haussler.

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