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Mark Cavendish a surpris, vendredi à Aubenas, ses rivaux qui pensaient l'évincer du sprint en accélérant dans la dernière ascension : «Les Rabobank pensaient que je ne passerais par le col mais cela ressemblait à Milan - San Remo», explique le Britannique.Tout au long de la journée, les coureurs de Rabobank ont dû avoir l'étape du 19 juillet 2008 en tête : ce jour-là, Mark Cavendish avait explosé dans une côte de 4e catégorie à quelques kilomètres de l'arrivée laissant l'Espagnol Oscar Freire s'imposer au sprint. Vendredi entre Bourgoin-Jallieu et Aubenas, les maillots orange ont tenté de réaliser un remake avec le même happy end : ils ont roulé toute la journée derrière les aspirants-échappés avant de hausser le rythme, notamment avec Denis Menchov, dans les 14 km de montée vers le col de l'Escrinet. En vain, car le nouveau Mark Cavendish ne craint pas les bosses. «Les Rabobank pensaient que je ne passerais par le col mais cela ressemblait à Milan - San Remo et j'ai prouvé que je passais bien sur ce type de parcours», explique le Britannique qui a remporté à Aubenas sa cinquième victoire depuis Monaco.
Les Columbia n'avaient pourtant pas roulé de la journée, laissant les Rabobank, soutenus par les Milram et les BBox, annuler toutes les tentatives d'échappées. «Si cela avait été une étape en première semaine, on aurait roulé pour provoquer un sprint. Mais après trois semaines, il y avait la fatigue, déclare Mark Cavendish. Ce matin, j'ai dit à mes coéquipiers : si vous restez près de moi dans la montée, j'essaierai de bien faire. Certains ont essayé de me lâcher. Je me disais que le sommet serait un peu mon arrivée. Tony Martin, Maxime Monfort et George Hincapie ont beaucoup travaillé pour revenir sur les échappés et préparer le sprint, même si j'ai dû accélérer dès les 250 m ».
Malgré cette cinquième victoire, Mark Cavendish reste deuxième au classement par points, à 25 points de Thor Hushovd, qui n'a pas quitté la roue du Britannique sur les routes de l'Isère, de la Drôme et de l'Ardèche. «Avec sa performance d'avant-hier (entre Bourg-Saint-Maurice et Le Grand-Bornand), il m'a vraiment impressionné, reconnaît Cavendish. Il est fait pour avoir le maillot vert. Il le mérite vraiment. » Les deux grands sprinteurs de ce Tour de France auront à nouveau l'occasion de s'expliquer sur les Champs-Elysées dimanche mais pas forcément avec le même objectif, comme le reconnaît Thor Hushovd : «J'ai 25 points d'avance mais il ne faut vraiment rien lâcher jusqu'au bout. Lui, il pensera avant tout à la victoire d'étape. » - A. T.-C., à Aubenas
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