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Il est 10 h 30 lorsque trois individus cagoulés et armés s’introduisent dans l’agence bancaire. A l’intérieur, seuls quatre employés sont présents. Les malfaiteurs les menacent. Ils veulent de l’argent. Le responsable de la banque répond qu’il n’y en a pas. En effet, l’établissement est avant tout une banque d’affaires qui n’a plus de caisses. Les braqueurs s’énervent, demandent à avoir accès au coffre protégé. En vain. Une heure plus tard, déroutés, surpris par l’arrivée de la police, ils prennent la fuite, sans prendre d’otage, par « une sortie de secours ou un accès secondaire », précise une source policière.
A l’extérieur, tout le quartier a été quadrillé, tandis que du ciel, l’hélicoptère surveille une éventuelle présence humaine sur les toits. Pendant ce temps, les passants y vont de leur commentaire au sujet des événements. « J’étais parti chercher des croissants un peu avant 10 heures, puis je n’ai pas pu retourner chez moi. J’ai appelé mon épouse pour lui expliquer ce qu’il se passait. Je ne voulais pas qu’elle s’inquiète », relate Raymond, un habitant du quartier qui, comme beaucoup d’autres, n’a pu rejoindre son domicile après cette sortie matinale.
A ses côtés, la police s’active depuis qu’elle a appris que les braqueurs avaient quitté la banque. Et peu avant 13 heures, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) et la 3e Division de police judiciaire (3e DPJ) interpellent deux des trois malfaiteurs présumés dans le jardin de la résidence où vivent Raymond et son épouse Katia, au 9, square Adanson. « Les policiers m’ont demandé le droit de passer par ma fenêtre pour traverser mon appartement avec les deux jeunes qui avaient les menottes », raconte Katia. Et de poursuivre : « La fille était très jeune, blonde, jolie, habillée comme si elle allait faire les magasins avec un sac à main en paille. Elle était bouleversée, alors que son compagnon était un grand costaud. » Le jeune homme serait particulièrement connu des services de police. Entre 2006 et 2008, 41 mentions de divers délits ont ainsi été inscrites sur son casier judiciaire. Dans l’après-midi, le dispositif policier mis en place dans le quartier avait été allégé tandis que le troisième individu était toujours en fuite. Les habitants et commerçants du quartier ont pu, quant à eux, à nouveau vaquer à leurs occupations…
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