Le départ de
Sébastien Bourdais de Torro Rosso, le 16 juillet dernier, avait rendu la Formule 1 orpheline de tout pilote tricolore. L’arrivée à Renault de
Romain Grosjean, né à Genève en 1986 mais de nationalité franco-suisse, sonne comme une bonne nouvelle pour la France, même si Grosjean aura du mal à briller immédiatement en raison du manque de compétitivité de son écurie. Dimanche, le novice en F1 sera du rendez-vous de Valence, où se déroulera le Grand Prix d’Europe. Il remplace chez Renault le Brésilien Nelson Piquet Jr, qui n’a jamais confirmé sur la piste le talent que semblait lui garantir son nom – son père, Nelson Piquet, avait été triple champion du monde en 1981, 1983 et 1987. Pour réussir ses premiers pas en compétition officielle, Grosjean pourra compter sur le soutien de son coéquipier Fernando Alonso. Flavio Briatore, directeur général de Renault F1 Team, s’est déclaré « ravi de donner à Romain l’opportunité de courir pour l’équipe. C’est un jeune talent prometteur, et nous attendons qu’il nous montre ce dont il est capable aux côtés de Fernando, au moment où nous attaquons la seconde moitié de la saison. »
« Etre champion du monde »
Le Franco-Suisse, de son côté, s’est montré « fier d’être le coéquipier de Fernando ». « Faire mes débuts en Formule 1 aux côtés d’un double champion du monde est extrêmement motivant », a-t-il ajouté, conscient qu’il lui faudra démontrer rapidement l’étendue de son potentiel pour poursuivre l’aventure la saison prochaine. Anciennement troisième pilote de Renault, Grosjean laisse sa place au pilote brésilien Lucas di Grassi, également engagé en GP2 Series. Un championnat dans lequel Grosjean (équipe Barwa Addax) pointait en 2e position avec deux victoires cette saison. Davide Valsecchi doit le remplacer.
De ses débuts en kart à 14 ans, en 2000, à aujourd’hui, la progression du Franco-Suisse a été réfléchie. « J’ai été pris dans les équipes de France FFSA (Fédération française de sport automobile) et Renault m’a pris sous son aile fin 2005 », explique ce jeune ambitieux dont l’objectif ultime « est d’être champion du monde. »
Edition France Soir